Devons-nous faire le choix entre VUCA ou BANI ? Est-ce que la popularité croissante de BANI va supplanter VUCA ? J’ai dû rater le mémo, je croyais que c’était déjà fait.
Je pensais qu’après VUCA nous allions enfin sortir des acronymes bigarrés tout droit venus des années 90. En fait pas du tout. Le néologisme BANI vient challenger ou remplacer VUCA dans le cœur de certains, avides de nouveauté.

Mon esprit légèrement sarcastique serait enclin à croire que des consultants familiers avec VUCA depuis deux décennies, observant son regain de popularité, ont déniché là une occasion tombée à point nommé pour maintenir leur pertinence avec des mots neufs comme non-linéaire et perturbation. Pour ceux qui ont déjà acheté mon livre, vous savez ce que j’en pense. Pour les autres, attendez, j’arrive.
Bien sûr, le monde des affaires évolue sans cesse, et les terminologies évoluent avec lui pour mieux refléter et expliquer les défis du moment. C’est ainsi que le concept de BANI, dont j’ai déjà publié une définition complète sur ce site, est présenté comme un remplaçant du modèle bien connu de VUCA.
Pour mémoire, VUCA signifie Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguïté. J’ai toute une playlist de vidéos là-dessus, juste au-dessus.
Dans l’article qui suit, je vous propose d’explorer ce qui change dans notre vision linéaire du monde et comment la terminologie évolue. Je vous propose ensuite d’examiner les différences entre VUCA et BANI, leurs effets supposés sur la gouvernance des entreprises, et ce que cette comparaison change vraiment pour vous.

| La question | Le chiffre qui pèse | Mon angle |
|---|---|---|
| VUCA ou BANI, faut-il choisir ?La question VUCA ou BANI agite le conseil depuis quelques années. BANI prolonge VUCA en insistant sur le ressenti : fragile, anxieux, non linéaire et incompréhensible. | Un salarié sur deux en détresseSelon les données les plus récentes du baromètre Empreinte Humaine et Ipsos BVA, la moitié des salariés français présentent un signe de détresse psychologique. Le A de BANI, l’anxiété, décrit un état bien réel. | Ni l’un ni l’autre vraimentLe débat VUCA ou BANI masque l’essentiel. Plutôt qu’un nouvel acronyme, je vous invite à assumer le monde fragile et à agir dessus, car ni votre diplôme ni votre expérience passée ne vous protègent. |
Le monde du travail et ses modes passagères
Le monde du travail est un endroit étrange. Chaque année sa nouvelle lubie, réelle ou imaginaire, temporaire ou permanente, mode ou tendance. Comme des costumes de carnaval, marrants à porter, mais pas en vogue très longtemps.
Des étoiles filantes qui ont traversé le ciel du monde du travail avant de s’éclipser, vous en connaissez. Au point que j’ai même un site parallèle à celui-ci sur les nouvelles cultures du travail, Glukoze.
Les modes de management qui ont défilé
Si vous bossez depuis plus longtemps que la semaine dernière, vous avez vu passer ces essais plus ou moins bien transformés.
- Les espaces de travail ouverts. La convivialité incarnée grâce à l’open space. On a démonté les cloisons pour favoriser la collaboration, mais en pratique cela a souvent créé plus de distractions et un manque d’intimité. Beaucoup d’entreprises reviennent à des espaces plus modulaires et adaptés.
- Le hot-desking. L’idée semblait judicieuse, économiser de l’espace en n’attribuant pas de postes fixes. Entre nous, cela a souvent créé plus de chaos que d’économies. Voyez la BPCE dans les tours Jean Nouvel, un bureau pour trois salariés et un lieu qui ne donne pas envie d’y travailler.
- Les réunions debout. Plus dynamiques, plus courtes, disait-on. Rester debout ne les rend pas plus productives, surtout après le troisième café. C’est le concept même de réunion qui est remis en cause.
- Le management holacratique. Adieu la hiérarchie, bonjour l’autogestion. Sur le papier, la démocratie parfaite, mais trop d’acteurs sans scénario clair transforment vite la pièce en tragédie grecque. Rangez l’entreprise libérée dans le même tiroir.
- Le lean management. Optimiser, optimiser, encore optimiser. Sauf que lean est parfois devenu synonyme de moins de moyens pour le même travail. Mais c’est en anglais, alors c’est bien.
- Le BYOD, bring your own device. Pourquoi ne pas utiliser son smartphone pour le travail ? Parce que les lignes entre vie privée et professionnelle sont devenues aussi floues que les derniers tableaux de Monet, qui souffrait de cataracte.
- Les applications d’entreprise. Slack, Trello, Asana, Yammer, bluenove. Chaque année son lot de nouvelles applications censées révolutionner le travail ou supprimer l’e-mail. Jusqu’à la prochaine.
- La pleine conscience au travail. Méditer pour mieux travailler, une idée lumineuse, n’était l’ironie de chercher la sérénité dans un open space bruyant. Et si vous devez vous rendre au bureau, vous avez réalisé que ce n’était pas pour méditer.
- Le storytelling corporate. Le sport national des startups, étonnant qu’il n’y ait pas de championnat. Toutes les entreprises ont soudain eu une histoire à raconter, parfois émouvante, souvent inventée de toutes pièces.
- La gamification. Qui a dit que le travail ne pouvait pas être un jeu ? Certainement pas les salariés dont la performance est devenue une course aux points et aux badges.
Et la liste est longue concernant la mode des concepts managériaux. J’ai du faire série d’articles complémentaire des modes du management avec leur cartographie.

Pourquoi ces modes ne suffisent pas
Ces tendances, bien qu’éphémères, ont toutes cherché à répondre à un besoin réel d’adaptation à un monde en mutation rapide. Certaines restent d’actualité sous une forme ou une autre, d’autres sont reléguées au rang d’anecdotes dans les formations de leadership. Qui sait ce que demain nous réserve. Peut-être rirons-nous d’avoir eu besoin de nous déplacer pour travailler. Oh, attendez, cela s’appelle le télétravail.
Nous touchons là un premier problème de BANI comme de VUCA. L’évolution du monde du travail est un phénomène complexe et multifacette, qui implique de nombreux défis et pas seulement quatre lettres mises côte à côte. Les avancées technologiques créent des opportunités tout en rendant obsolètes certaines tâches, les tendances sociales changent la façon de travailler ensemble, et les enjeux politiques modifient les règles du jeu.
Le monde du travail évolue parce que le monde évolue, et chercher à le mettre en bouteille reste simpliste, mais nécessaire. Les entreprises qui veulent rester compétitives doivent comprendre ces défis et s’y adapter vite. Celles qui adoptent une approche proactive réussissent mieux que celles qui réagissent seulement quand le problème se présente.
Qu’est-ce que ça signifie pour vous ?
Oui, je vous parle. Si vous travaillez dans un environnement qui bouge vite, donc pas l’arboriculture, restez informé des changements et adaptez-vous rapidement. Voici quelques points à garder en tête.
- Suivez les dernières tendances technologiques, sans vous précipiter sur chacune par peur de passer pour un ringard. Attendez que la tendance se confirme.
- Restez connecté à votre réseau professionnel pour capter les changements de votre secteur, déjeunez avec des experts ou des chercheurs et invitez des conférenciers de talent.
- Surveillez les réglementations et les politiques qui pourraient affecter votre entreprise, votre métier ou votre activité.
- Restez ouvert et prêt à apprendre, ce qui suppose de faire le point sur vos compétences et surtout sur vos soft skills et vos appétences.

Comprendre VUCA
Dans un monde qui bouge sans cesse, le concept de VUCA a beaucoup servi à décrire les défis des entreprises. Le travail peut sembler chaotique, avec une complexité parfois insurmontable. Comprendre VUCA est le premier pas pour savoir comment s’en sortir. Je vais vous épargner la lecture de mon bouquin et de mes articles.
VUCA en quatre lettres
VUCA décrit un environnement volatil, incertain, complexe et ambigu. Le concept trouve ses racines chez Warren Bennis et Burt Nanus, dans leur ouvrage Leaders publié en 1985, avant d’être transformé en acronyme et diffusé par l’US Army War College à la fin des années 1980. Il s’est ensuite répandu dans le monde du conseil et du management.
Le monde des affaires est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
Forrest Gump (ou pas)
Ce que VUCA ne dit pas
VUCA reste un acronyme contemplatif. Il aide à nommer ce que ressentent les équipes face à l’enchaînement des imprévus, mais il décrit le monde sans dire quoi en faire. C’est précisément ce vide que BANI prétend combler, en passant du portrait du monde au ressenti et à l’action.
Le concept de BANI
Avec l’évolution du monde des affaires, ses promoteurs présentent BANI comme un cadre plus proactif que VUCA. Alors, qu’est-ce que BANI ?
Ce que BANI ajoute à VUCA
BANI est un acronyme qui décrit le monde comme fragile, anxieux, non linéaire et incompréhensible. Chaque composante éclaire une facette du ressenti contemporain, sans contredire VUCA dont elle prolonge la logique.
- Fragile renvoie à la solidité illusoire, à des systèmes qui paraissent robustes mais cachent des points de rupture.
- Anxieux décrit le sentiment d’impuissance et la perte de contrôle face à des événements qui dépassent l’individu.
- Non linéaire désigne des causes et des effets disproportionnés et déconnectés dans le temps, où un petit changement entraîne d’immenses conséquences.
- Incompréhensible qualifie des situations qui résistent à l’analyse, même avec toutes les données en main.
Vous trouverez la définition de BANI plus complète à cet endroit. Chaque composante prétend aider les entreprises à anticiper et à gérer les changements de manière proactive. Bref, une mise à jour de VUCA, présentée comme plus dynamique. Comme un virus.
La gestion proactive selon les promoteurs de BANI
Là où VUCA se contente de décrire des situations existantes, ses promoteurs présentent BANI comme une incitation à l’action. Plutôt que de réagir aux changements, les entreprises sont invitées à anticiper et à se préparer à l’inconnu, pour rester en avance et saisir les opportunités avant leurs concurrents.
Présenté ainsi, BANI serait un cadre plus évolutif, qui aide les organisations à embrasser le changement et à rester résilientes. C’est l’argumentaire de ses défenseurs, et je vous laisse juge de sa solidité une fois passé l’effet de nouveauté.
VUCA ou BANI, ce que ça change pour la gouvernance
Le passage de VUCA à BANI aurait des répercussions sur la gouvernance des entreprises. L’argument insiste sur la communication claire et la collaboration pour relever des défis mouvants.
L’impact supposé sur la gouvernance
Pour appliquer cette philosophie, l’idée est d’établir des canaux clairement définis et d’encourager la collaboration entre toutes les parties prenantes, des collaborateurs aux clients et partenaires. La gouvernance se veut alors axée sur la transparence et la confiance, pour que chacun travaille vers les mêmes objectifs. BANI pousse aussi à la flexibilité, donc à s’adapter vite, en adoptant de nouvelles technologies ou en faisant pivoter le modèle commercial.
| Levier mis en avant | Bénéfice annoncé pour l’entreprise |
|---|---|
| Communication clairement définie | Meilleure collaboration entre les parties prenantes |
| Transparence et confiance | Gouvernance plus lisible |
| Flexibilité et adaptabilité | Capacité à s’adapter aux nouvelles réalités |
Les arguments avancés pour les entrepreneurs
Selon ses défenseurs, BANI offrirait aux dirigeants des repères pour identifier et exploiter les opportunités tout en gérant le chaos. Une entreprise étant complexe et imprévisible, le cadre fournirait une structure pour décider, en mettant l’accent sur la gestion proactive plutôt que réactive.
- Gérer les opportunités.
- Anticiper les changements.
- Minimiser les pertes.
- Maximiser les gains.
L’intention est louable. Reste à savoir si un acronyme suffit à produire ces effets, ou s’il habille simplement de bonnes pratiques de management déjà connues.
Retour de terrain
L’entreprise qui changeait d’acronyme tous les deux ans
Une direction de la formation m’a contacté pour refondre ses supports managériaux, persuadée qu’il fallait remplacer VUCA par BANI parce qu’un cabinet venait de le lui recommander. Deux ans plus tôt, la même équipe avait basculé de l’agilité vers VUCA, avec la même conviction.
En atelier, j’ai posé une question simple. Citez-moi une décision que vous prendriez autrement selon que le monde est volatil ou fragile. Personne n’a su répondre. Le vocabulaire avait changé trois fois, les pratiques de management, jamais. Le vrai sujet, l’absence de boucles d’apprentissage et la peur de décider sans certitude, restait intact sous chaque nouvel acronyme.
L’enseignement est simple. Choisir entre VUCA ou BANI ne change rien si vous ne touchez pas à la façon dont vos managers décident et apprennent. Travaillez les pratiques d’abord, le vocabulaire ensuite, jamais l’inverse.
Anticiper et évoluer dans un monde fragile
Au-delà de l’acronyme, l’enjeu réel est la capacité à anticiper les changements et à évoluer vite. L’évolution de votre entreprise est un processus continu, et mieux vaut adopter cette posture pour rester agile et compétitif. Pour anticiper, restez à l’affût des tendances émergentes, de l’évolution des attentes des clients et des changements de réglementation.
Une fois les changements repérés, soyez prêt à évoluer rapidement, par exemple en mettant en place de nouvelles stratégies BANI ou en adaptant vos produits et services aux besoins de vos clients.
Les avantages d’une anticipation continue
En adoptant une posture d’anticipation continue, une entreprise gagne sur plusieurs plans.
- Une prévoyance qui permet de planifier de manière proactive.
- Une réduction des risques et des coûts.
- Une capacité à s’adapter rapidement aux changements.
- Une amélioration des performances et une meilleure fidélité des clients.
Ancrer l’anticipation dans la culture d’entreprise
Pour que l’anticipation et l’évolution deviennent des réflexes, il faut une culture qui encourage l’innovation et la créativité. Encouragez vos équipes à proposer des idées et à sortir du cadre, et mettez en place une infrastructure qui favorise l’expérimentation et l’apprentissage continu.
Cela suppose d’accepter de prendre des risques pour tester de nouvelles idées et d’apprendre de ses erreurs. Avec cette posture, une entreprise planifie mieux, réduit ses risques, s’adapte plus vite et garde ses clients, quel que soit l’acronyme affiché sur ses slides.
Sortez du débat VUCA ou BANI
Vous voulez dépasser la guerre des acronymes et donner à vos managers des repères qui tiennent dans la durée ? Découvrez ma vision du monde de la fragilité et ce qu’elle change concrètement pour décider et diriger.
Alors, VUCA ou BANI ?
Le passage de VUCA à BANI représente un défi pour les entreprises, et parfois une occasion pour les plus audacieuses. Encore faut-il regarder en face ce que cette transition coûte vraiment.
Les obstacles de la transition
- La résistance au changement des collaborateurs et des dirigeants habitués à VUCA comme cadre de travail.
- Le manque de clarté autour de la signification et de l’application de BANI dans le monde des affaires.
- La nécessité de former tous les acteurs de l’entreprise aux différences entre VUCA et BANI.
Pourquoi la vraie réponse dépasse l’acronyme
Ces obstacles se surmontent par une communication claire et une gestion du changement, en montrant les bénéfices attendus. Mais soyons honnêtes sur la question VUCA ou BANI. Le vrai enjeu n’est pas de remplacer un sigle par un autre, il est de muscler la curiosité, l’empathie et la capacité à décider sans certitude. Le tableau ci-dessous résume les différences telles qu’elles circulent dans le grand public.
| Critère | VUCA | BANI |
|---|---|---|
| Signification | Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity | Brittle, Anxious, Nonlinear, Incomprehensible |
| Focus | Les défis de prévisibilité et de stabilité de l’environnement | La fragilité, le stress émotionnel et la difficulté à comprendre les systèmes |
| Origine | Concept de Warren Bennis et Burt Nanus en 1985, transformé en acronyme par l’US Army War College à la fin des années 1980 | Proposé par Jamais Cascio, conçu en 2018 et diffusé en 2020 |
| Approche | Gérer l’incertitude par la stratégie et la planification | S’adapter à la rupture en favorisant la résilience et l’émotionnel |
| Réponse | Se préparer à des changements rapides et inattendus | Construire la résilience et comprendre la nature changeante des défis |
Comment je peux vous aider à trancher entre VUCA ou BANI
La question VUCA ou BANI fait une bonne accroche de séminaire, mais elle ne change rien tant que vos managers ne décident pas autrement. C’est là que j’interviens, en conférence comme en accompagnement.
Mes conférences sur l’après-VUCA
J’interviens en conférence pour remettre les acronymes à leur place et donner à votre auditoire des repères utilisables. Je relie VUCA, BANI et le monde fragile à des décisions concrètes, sans transformer la séance en cours de vocabulaire.
Le format convient à un séminaire de direction comme à une convention managériale, avec un objectif unique, repartir avec des réflexes plutôt qu’avec un sigle de plus.
Mes accompagnements vers le monde fragile
En accompagnement, je travaille avec vos équipes sur ce qui compte vraiment derrière VUCA ou BANI, la curiosité, la collaboration et la décision en incertitude. Chaque équipe repart avec ses propres points de rupture et un premier plan d’action.
Je ne vous vendrai pas un nouvel acronyme. Mon rôle est de vous aider à manager dans le monde fragile, pas à ajouter une couche de jargon à des équipes déjà saturées.
VUCA ou BANI, ma conclusion
Pour en finir, BANI est plus qu’une abréviation amusante. C’est une mise à jour de VUCA, utile aux entreprises et aux entrepreneurs qui cherchent à se positionner dans un monde mouvant. Ce sigle propose une approche plus proactive là où VUCA dressait surtout un état des lieux. Voilà pour le service après-vente de l’acronyme.
Dans mes prochains articles, je n’insisterai pas davantage sur ce terme, pour au moins deux raisons.
- Il faut en finir avec les acronymes qui empilent des torchons et des seringues hypodermiques. Oui, vous avez besoin d’une approche plus agile que la réactivité encouragée par VUCA. Oui, vous avez besoin de plus de curiosité, d’empathie et de communication pour votre gouvernance. Mais vous n’avez pas besoin d’un jargon obscur qui réclame dix minutes pour être mal expliqué.
- Au-delà du référencement, je préfère parler du monde de la fragilité, bien plus parlant que BANI, VUCA, RUPT, TUNA ou que sais-je encore. Vous n’avez pas besoin d’un nouveau gadget. Vous avez besoin de comprendre que nous vivons dans un monde fragile, où ni votre diplôme, ni votre expérience passée, ni votre entreprise centenaire ne vous mettent en sécurité.
Heureusement, il y a des solutions. Alors, plutôt que de choisir entre VUCA ou BANI, parlons-en.
Questions fréquentes sur VUCA ou BANI
Sommes-nous dans un monde post-VUCA ?
Nous sommes dans un monde post rien du tout. VUCA est un acronyme que beaucoup de professionnels découvrent à peine, et BANI n’est qu’une possibilité parmi d’autres. Le vrai sujet est de rester curieux et ouvert d’esprit, en acceptant que ce que nous avons connu avant, c’était avant.
Est-ce qu’un monde BANI va remplacer VUCA ?
Sur la question VUCA ou BANI, BANI ne remplace pas VUCA, il le prolonge. Il met l’accent sur le ressenti et la nature paradoxale du monde actuel, là où VUCA en dresse le portrait. Les deux coexistent et éclairent chacun une facette du même environnement.
Comment le management évolue-t-il dans un monde BANI ?
Dans un monde BANI, le leadership se veut plus résilient, collaboratif et adaptable. Les managers doivent gérer l’incertitude tout en encourageant la créativité et l’innovation. Ce sont les deux derniers cercles de la transformation managériale que j’ai détaillés sur ce site.
Quel est le rôle du leadership dans un monde BANI ?
Le leadership dans un monde BANI doit être empathique, adaptable et tourné vers la résolution de problèmes complexes. Les leaders encouragent l’innovation, la collaboration et la décision agile. Sur ce point, lisez mon article sur l’enableship.
VUCA ou BANI, lequel choisir pour mon entreprise ?
Plutôt que de trancher entre VUCA ou BANI, choisissez de travailler vos pratiques de management avant votre vocabulaire. Un acronyme aide à nommer un inconfort, il ne le traite pas. L’essentiel est d’assumer le monde fragile et d’agir sur la façon dont vos équipes décident et apprennent.




