Les 7 crises managériales à résoudre pour 2025

Répondre aux 7 crises managériales

Après avoir listé les 7 crises managériales les plus urgentes et les avoir détaillées, une crise après l’autre, il est temps d’agir pour répondre aux crises managériales

Si vous trouverez des réponses dans les articles détaillants chaque crise vous proposant des changements à mener dans votre culture d’entreprise, votre leadership et votre gestion des carrières et de la formation, je vous propose ici plusieurs approches à adopter pour pouvoir y répondre dans le cadre des valeurs de votre entreprise et des responsabilités de votre poste. Il est l’heure de redéfinir la raison d’être managériale.

Les 7 crises managériales

Voici plusieurs approches à adopter pour répondre au 7 crises du management

Avoir une approche systémique

Il apparaît clairement que ces crises ne peuvent être traitées de manière isolée. Elles forment un écosystème complexe où chaque problématique influence et est influencée par les autres. Ce qui appelle une approche holistique du management, capable d’embrasser l’ensemble de ces défis dans une vision cohérente et intégrée.

L’eco-anxiété peut renforcer la défiance dans son entreprise si celle-ci ne prends pas l’urgence climatique au sérieux et de là, consolider le désengagement et augmenter son turnover qui à son tour entrainera une charge supplémentaires à ceux qui restent pendant la période de recrutement.

Ces crises forment un écosystème complexe qui redéfinit le rôle du management moderne et nécessitent une approche holistique et innovante.

Le management de demain ne peut plus se contenter d’approches cloisonnées ou de solutions à court terme. Il doit embrasser une vision systémique qui prend en compte l’ensemble de ces enjeux et leurs interactions. Cette nouvelle approche managériale doit allier performance économique, responsabilité environnementale, bien-être des collaborateurs et impact sociétal positif. Ce que l’on appelle la durabilité.

Ce management durable, alliant performance économique, responsabilité environnementale et impact social positif. Cela implique de repenser en profondeur les modèles d’affaires, les pratiques managériales et la culture organisationnelle pour les aligner avec les impératifs de la transition écologique et les attentes sociétales.

Répondre aux crises managériales

Le premier pas consiste à reconnaître l’interdépendance de ces crises et à comprendre qu’une solution isolée ne suffira pas.

La création d’une culture d’entreprise forte et inclusive est essentielle. Cette culture doit être fondée sur des valeurs partagées, une communication transparente et une confiance mutuelle. Elle doit encourager l’innovation, l’apprentissage continu et l’adaptabilité, tout en offrant un environnement psychologiquement sûr où chacun se sent valorisé et entendu.

Cette approche demande alors de redéfinir sa raison d’être managériale.

Redéfinir la raison d’être managériale

Face à toutes ces crises vous devez prendre du recul et y répondre de façon collective. Le rôle et les responsabilités des managers ont changées, ce qui devrait vous motiver à :

  1. Clarifier votre mission managériale en s’assurant qu’elle résonne avec les valeurs de votre entreprise ET de vos collaborateurs;
  2. Établir des principes managériaux qui contribue positivement à la capacité de votre entreprise (dirigeants + salariés + parties prenantes) à répondre à ces crises.

La définition de la raison d’être managériale nécessite une réflexion profonde sur les valeurs, la mission et la contribution unique de l’entreprise. C’est un exercice d’introspection qui va au-delà du simple positionnement marketing, et qui renforce le rôle du conseil d’administration dans la définition de la stratégie à long terme de l’entreprise.

Cette raison d’être sert de boussole pour guider les pratiques managériales de tout le leadership de l’entreprise pour s’assurer que celles-ci soient cohérente quel que soit le manager.

Elle sert également de moteur pour mobiliser et engager les collaborateurs autour d’un projet commun porteur de sens. Elle nécessite une mise en cohérence entre les intentions affichées et les actions concrètes, obligeant le management à veiller constamment à l’alignement entre la raison d’être et les pratiques quotidiennes de l’entreprise.

La définition et la mise en œuvre de la raison d’être managériale impliquent un dialogue approfondi avec les collaborateurs concernés et les dirigeants.

Dans ce contexte, le management est alors positionné comme le gardien et le promoteur de cette raison d’être, chargé de la traduire concrètement dans le quotidien de l’entreprise. Cette approche élargit considérablement le rôle du management, en lui donnant la responsabilité de concilier performance économique et contribution positive à la société, dans une perspective de long terme.

En somme, la raison d’être managériale représente une évolution significative dans la conception du rôle de l’entreprise et du management dans la société. Elle incarne une vision plus responsable et plus engagée du leadership d’entreprise, répondant aux attentes croissantes de la société envers le monde des affaires.

L’adoption de pratiques de management innovantes est nécessaire. Cela peut inclure des modèles de travail flexibles, des approches participatives de prise de décision, et l’utilisation de technologies avancées pour faciliter la collaboration et l’innovation. Le leadership doit être repensé comme un facilitateur de changement et un catalyseur d’engagement, plutôt que comme une source d’autorité hiérarchique.

Ce qui nous amène au 3eme point : l’expérience collaborateur.

Miser sur l’expérience collaborateur

L’adoption d’un management axé sur l’expérience collaborateur n’est pas une piste prometteuse, c’est un chemin obligatoire. Cette approche vise à redéfinir le travail comme une expérience de vie enrichissante, en personnalisant les parcours professionnels, en encourageant l’autonomie et en valorisant les contributions individuelles et collectives.

Miser sur l’expérience collaborateur est une approche holistique car elle répond à plusieurs défis en plaçant l’humain au cœur de l’entreprise.

En repensant l’expérience collaborateur dans sa globalité, vous pouvez créer un environnement de travail qui répond aux aspirations profondes de vos équipes tout en renforçant leur résilience face aux défis externes. Cette approche implique de considérer chaque aspect du parcours professionnel, depuis le recrutement jusqu’au départ de l’entreprise, comme une opportunité de créer du sens, de la confiance et de l’engagement. C’est ce que j’appelle le cycle collaborateur.

cycle de vie collaborateur

Une expérience collaborateur bien conçue peut agir comme un puissant antidote à la perte de sens et à la crise de confiance. En offrant des opportunités de développement personnel et professionnel alignées avec les valeurs individuelles, les entreprises peuvent redonner du sens au travail et renforcer le lien entre les collaborateurs et l’organisation.

De l’emploi à l’expérience de travail

De plus, en intégrant des pratiques favorisant le bien-être psychologique et la santé mentale dans l’expérience quotidienne des collaborateurs, vous répondez à la crise de la santé psychologique tout en améliorant la performance globale. Cela peut inclure des politiques de flexibilité, des programmes de soutien psychologique, et une culture qui valorise l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle.

L’accent mis sur l’apprentissage continu et le développement des compétences, intégré de manière fluide dans l’expérience collaborateur, permet de répondre à la crise des compétences tout en stimulant l’engagement. En offrant des parcours de développement personnalisés et des opportunités d’évolution, les entreprises peuvent maintenir leur compétitivité tout en fidélisant leurs talents.

Investir dans l’expérience collaborateur n’est pas seulement une réponse tactique à des crises isolées, mais une stratégie globale pour construire des organisations plus résilientes, plus humaines et plus performantes. Cette approche permet de transformer les défis actuels en opportunités de croissance et d’innovation, tout en préparant l’entreprise aux enjeux futurs du monde du travail.

Dernier point qui concerne le management, si ces crises se sont installées dans votre entreprise, c’est sans doute à cause de votre vision de la formation…

Sortir de la logique formation

Vous ne pouvez plus vous permettre d’utiliser les formations ponctuelles pour combler des lacunes ou courir après le changement !

La logique traditionnelle de formation, souvent ponctuelle et déconnectée d’une session à l’autre, ne suffit plus à préparer les individus aux défis complexes et changeants du monde du travail.

Il est temps de sortir de cette approche fragmentée pour concevoir des parcours d’apprentissage cohérents et inscrits dans le long terme.

Ces parcours doivent être conçus comme des voyages continus d’acquisition de compétences, alignés sur les objectifs stratégiques de l’entreprise et les aspirations de carrière des individus.

La conception de ces parcours (de 1 à 3 ans, minimum) implique une vision holistique du développement professionnel et managérial. Au lieu de se concentrer sur des formations isolées, il s’agit de créer un écosystème d’apprentissage qui intègre diverses modalités : formation formelle, apprentissage en situation de travail, mentorat, coaching, projets transverses, auto-apprentissage, conférences, rencontre entre pairs, etc..

Un parcours pensée au minimum sur 1 an

Ce parcours de formation devrait inclure des modules sur la gestion du changement, l’intelligence émotionnelle, le leadership éthique, la gestion de la diversité, la résolution de conflits, et la promotion du bien-être au travail. Il devrait également aborder les enjeux spécifiques à chaque crise mentionnée, comme la gestion environnementale, la construction de la confiance, ou la création de sens au travail.

L’objectif est de créer une culture d’apprentissage continu où le développement des compétences devient une partie intégrante du quotidien professionnel, plutôt qu’une activité ponctuelle et isolée.

Pour réussir cette transition, les entreprises doivent repenser leur approche de la gestion des talents et de la formation. Cela implique de développer une vision à long terme des compétences nécessaires, d’investir dans des technologies d’apprentissage adaptatives, et de former les managers à devenir des facilitateurs d’apprentissage.

D’autres réponses à considérer

Bon, je ne vais pas développer cette liste car je pense déjà que peut de lecteur est arrivé jusqu’ici. Je vais juste me contenter de poser ici d’autres pistes que je développe en conférence.

  1. Leadership adaptatif et éthique : Le management doit évoluer vers un leadership plus adaptatif, éthique et inspirant, capable de naviguer dans l’incertitude tout en maintenant la confiance et l’engagement des équipes.
  2. Responsabilité environnementale : L’intégration des enjeux climatiques dans la stratégie d’entreprise n’est plus optionnelle. Elle doit être au cœur des décisions et des opérations pour assurer la pérennité de l’entreprise et répondre aux attentes des parties prenantes.
  3. Flexibilité et personnalisation : Offrir plus de flexibilité dans les modes de travail et les parcours de carrière pour s’adapter aux aspirations diverses des collaborateurs et renforcer leur engagement.
  4. Transparence et communication : Renforcer la transparence, le sens et la communication pour restaurer la confiance, tant en interne qu’avec les parties prenantes externes.
  5. Innovation sociale : Encourager l’innovation non seulement technologique mais aussi sociale et organisationnelle pour trouver de nouvelles solutions aux défis complexes.
  6. Collaboration et écosystèmes : Développer des approches collaboratives et des écosystèmes d’innovation pour aborder les enjeux qui dépassent la capacité d’action d’une seule entreprise.
  7. Mesure d’impact : Mettre en place des systèmes de mesure d’impact plus complets, intégrant des indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) aux côtés des métriques financières traditionnelles.

En définitive, ces crises multiples, bien que présentant des défis considérables, offrent aussi une opportunité unique de réinventer le rôle ds managers dans leur entreprise et le rôle de l’entreprise dans la société. Les organisations qui réussiront seront celles qui parviendront à transformer ces défis en catalyseurs d’innovation et de progrès.


Le management de demain devra être capable de jongler avec des priorités parfois contradictoires, de concilier performance économique et responsabilité sociétale, d’inspirer et de mobiliser dans un contexte d’incertitude. Il s’agira de créer des organisations plus agiles, plus résilientes, plus inclusives et plus durables.

Mais attention, cette transformation ne sera pas facile*, mais elle est nécessaire et porteuse d’espoir. C’est en embrassant cette responsabilité élargie que les entreprises pourront retrouver la confiance de la société et redonner du sens au travail dans un monde en profonde mutation ou l’on ne sait plus s’il faut du management durable, responsable ou régénératif.

* Sauf si vous me contactez bien sû.

En fin de compte, ces défis managériaux nous invitent à repenser fondamentalement notre conception du travail et de l’entreprise. Il s’agit de créer des organisations plus humaines, plus résilientes et plus conscientes de leur impact global. C’est un chemin exigeant, mais qui porte en lui la promesse d’un avenir professionnel plus épanouissant et d’une contribution positive aux grands enjeux de notre temps. Bisou.

Un commentaire

  1. […] Je vous propose donc de vous présenter ici les 7 crises managériales selon un ordre de causalité dont vous trouverez le détail dans d’autant d’autres articles que vous trouverez dans ce blog et qui traitent plus en profondeur chaque crise et pénurie l’une après l’autre. Pour y apporter une réponse, il faudra ensuite vous rendre sur cet article qui vous proposera des réponses aux crises du management. […]

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