Manifeste. Je fais une fixation en ce moment sur les iconoclastes, si vous suivez mon Podcast sur le sujet, vous verrez, ou entendrez plutôt, de quoi je parle.
En fait, je fais aussi une fixette sur les manifestes. 🙂

Définir l’iconoclaste
Le mot naît dans un contexte religieux. Au huitième siècle, l’iconoclasme byzantin désigne la destruction des icônes, ces images saintes jugées contraires à la foi, et l’iconoclaste est alors littéralement un briseur d’images. Le sens a glissé au fil des siècles. Aujourd’hui, un iconoclaste désigne une personne qui n’éprouve pas le besoin de se conformer aux coutumes et aux croyances dominantes.
Au sens où l’entend le neuroscientifique Gregory Berns, l’iconoclaste n’est pas un râleur professionnel. C’est une personne dont le cerveau perçoit, ose et convainc différemment, selon trois piliers que peu d’individus réunissent. Une perception singulière, qui traite chaque situation comme nouvelle et repère des opportunités invisibles aux autres. Une moindre réponse à la peur, qui lui permet de tolérer l’incertitude et le jugement social. Une intelligence sociale, qui transforme l’intuition solitaire en mouvement collectif. L’iconoclaste véritable ne conteste pas tout. Il conteste ce qui mérite de l’être, et il propose une alternative qu’il porte jusqu’à sa réalisation.
Manifeste de l’iconoclaste
Suite à mon article sur les échos sur le manifeste de l’iconoclaste, le voici ici :
La passion comme seul moteur
Nous travaillons uniquement sur les projets qui nous passionnent, pas pour faire plaisir à quelqu’un d’autre. La passion est notre carburant, et elle se tarit dès qu’une mission perd son sens.
Nous n’avons pas besoin des félicitations d’un tiers, ni des louanges extérieures pour nous motiver ! Notre énergie vient de l’intérieur, de l’envie de résoudre un problème qui compte vraiment à nos yeux.
L’indifférence au jugement
Nous n’avons pas peur de ce que pensent les autres et nous sommes immunisés contre les jugements hâtifs et les critiques non constructives. La peur du regard des autres est le premier frein à l’audace, et nous avons appris à nous en défaire.
Une critique argumentée nous fait grandir, un jugement de couloir nous laisse de marbre. Nous sommes imperturbables face aux tentatives de manipulation et aux méthodes de « motivation » !
L’autonomie comme terrain de jeu
L’autonomie est notre terrain de jeu favori et nous voulons de l’espace pour expérimenter nos idées. Donnez-nous un cadre clair et une vraie liberté à l’intérieur, et nous transformerons la contrainte en création. Le contrôle permanent nous étouffe et tue ce que vous attendez de nous.
Nous n’échouons jamais, nous réussissons ou nous apprenons ! Ce qui fait que chaque expérience, réussie ou non, est une victoire.
Le rejet de la bureaucratie
Nous n’avons aucune tolérance pour la bureaucratie et les pratiques managériales dépassées. Une règle qui sert le travail mérite notre respect, une règle qui ne sert qu’à se protéger mérite notre examen.
Nous questionnons les procédures et les pratiques établies pour les contourner ou les ignorer si nous jugeons qu’elles ne servent plus l’intérêt commun ! La lourdeur n’a jamais produit une idée neuve, et nous refusons de lui sacrifier notre énergie.
Le respect qui se mérite
Nous ne respectons pas « l’expérience ». Le respect ne se prescrit pas avec l’âge ou l’ancienneté; il se mérite par l’action et l’intégrité.
Nous écoutons celui qui a fait et construit, et nous nous méfions de celui qui se contente d’avoir duré. Nous valorisons l’expérience authentique, celle qui inspire et qui guide, non celle qui impose et qui entrave.
La solution toujours réinventée
Face à un problème récurrent déjà résolu, nous cherchons tout de même une nouvelle solution. Une réponse qui a marché hier n’est qu’une hypothèse pour aujourd’hui, car le contexte a déjà changé.
Pour nous, chaque problème est une nouvelle énigme à résoudre et les solutions que nous expérimentons ne sont valables qu’une fois !
La soif d’apprendre
Notre soif d’apprendre est insatiable. Nous attendons d’être utilisés selon toutes nos capacités et cherchons à nous améliorer sans cesse.
Un poste qui nous enferme dans la répétition nous éteint en quelques mois. L’ennui et la stagnation nous sont étrangers; nous sommes des éternels étudiants de la vie.
Le refus de l’ombre
Nous refusons d’être tenus dans l’ombre de vos décisions. Une décision expliquée se discute, s’enrichit et se défend, et nous donnons alors le meilleur de nous.
Notre curiosité est notre boussole, et la remise en question, notre outil de construction. Pour nous, challenger le statu quo est un signe de vitalité intellectuelle.
L’impatience face au conformisme
Nous avons peu de patience pour la conformité aveugle de ceux qui ne remettent rien en question. Suivre sans comprendre revient à confier sa trajectoire à quelqu’un d’autre.
Pour nous, la vie est une trajectoire d’évolution et de croissance, non un chemin de soumission et de stagnation. Nous préférons le risque d’avoir tort à la tiédeur de n’avoir jamais pensé par nous-mêmes.
La concurrence comme aiguillon
La concurrence est pour nous un catalyseur d’excellence, une invitation à repousser nos limites ou à innover autrement. Un concurrent qui avance nous oblige à devenir meilleurs, et nous lui en sommes presque reconnaissants.
Nous ne la voyons pas comme une adversaire à abattre, mais comme un aiguillon qui stimule notre créativité et notre volonté de nous surpasser.






J’aime bien tes articles. Je m’y retrouve.
Que deviens-tu?
J’aurais besoinde tes conseils pour la promotion de « Oser la performance autrement »
Amicalement
PhC