Est-il possible de devenir expert en innovation ?

Après avoir émis des doutes sur le fait d’accoler les mots « expert » et « innovation » dans ma définition de l’expert en innovation, une question reste entière : est-il possible de devenir expert en innovation ? Est-ce une question de personnalité, de formation ou de parcours ?

Ma réponse tient en une conviction tirée de mes entreprises successives : devenir expert en innovation passe par des innovations vécues, des échecs assumés et une façon de faire réfléchir les autres, bien plus que par un diplôme ou un titre affiché sur un profil.

Le réflexe Ce qu’il produit Le déplacement
Chercher un titre rassurantPour devenir expert en innovation, le réflexe consiste à chercher une formation, un diplôme ou un CV rassurant, comme pour n’importe quelle expertise technique. Des histoires recycléesCe réflexe produit des intervenants qui racontent les mêmes histoires de grands inventeurs, accessibles en quelques minutes de recherche, sans preuve d’une pratique personnelle de l’innovation. Une pratique qui se prouveL’expertise en innovation se lit dans les projets menés, les échecs analysés et la capacité à rendre le client plus intelligent. Le titre compte moins que la trace laissée chez ceux qui ont été accompagnés.

Un état d’esprit plus qu’une expertise classique

L’innovation relève davantage d’un état d’esprit que d’une expertise classique. Elle demande une curiosité insatiable, une ouverture à des idées venues de divers horizons et surtout l’audace de remettre en question ce qui fonctionne très bien comme ça. Ces qualités se cultivent par l’expérience, et aucun diplôme ne les certifie.

Des qualités absentes des CV

Les idées innovantes viennent de partout, d’accord, mais elles viennent d’abord de personnes curieuses, qui s’intéressent aux autres et qui savent relier plusieurs domaines de connaissances. Ces personnes ne craignent ni la hiérarchie ni le regard des autres, et ces qualités se lisent mal dans un parcours écrit.

Elles se fichent des conventions comme de leur premier stylo-bille quatre couleurs. Elles ressemblent beaucoup aux profils que je décris dans mon article sur le recrutement des iconoclastes.

À votre avis, trouverez-vous des informations sur la capacité d’innover, d’être créatif et curieux dans un CV ou dans un profil LinkedIn ? Les experts en innovation se distinguent par leur capacité à relier des concepts apparemment disparates et à envisager des solutions qui franchissent les frontières habituelles des métiers.

Une audace que peu d’entreprises demandent

Le paradoxe tient en une question : depuis quand une entreprise demande-t-elle à ses collaborateurs d’être indifférents à la hiérarchie et aux opinions conventionnelles ? La plupart des organisations valorisent la conformité tout en réclamant de l’innovation, puis s’étonnent que les idées audacieuses viennent si rarement de l’intérieur.

Contrairement à la croyance populaire, l’innovation n’émane pas exclusivement des laboratoires de recherche ou des têtes pensantes des grandes entreprises. Elle peut surgir de n’importe où et de n’importe qui, pourvu qu’il y ait une curiosité et une volonté de voir les choses différemment.

Femme assise à un bureau devant un mur de croquis techniques, image de la question devenir expert en innovation

Ce que vous attendez vraiment d’un intervenant en innovation

Avant de choisir un expert, il vaut mieux clarifier ce que vous cherchez. Beaucoup d’organisations recrutent un intervenant pour sa capacité à raconter, alors qu’elles ont besoin de quelqu’un qui les aide à expérimenter. La différence se voit vite dans les contenus proposés et dans ce qui reste à l’équipe une fois l’intervenant parti.

C’est le moment de vous demander ce que vous cherchez ou attendez d’un intervenant en innovation :

  • Des experts au diplôme rassurant qui vous citeront de belles histoires mettant en scène Steve Jobs, Elon Musk ou James Dyson, que tout le monde peut trouver en cinq minutes de recherche sur le Net ?
  • Des spécialistes qui vous racontent l’histoire des grandes inventions du passé, passionnante mais rarement transposable à votre marché ?
  • Ou des praticiens qui vous font expérimenter et qui vous montrent une façon de voir le monde différente de la vôtre, avec les pieds solidement ancrés dans la réalité de votre entreprise ?

Pensez-vous que ce sont des compétences, de l’expérience, des diplômes et des histoires qui vous aideront ? Pour ma part, je parie sur les expérimentations et sur le regard extérieur.

Des innovations personnelles avant les conseils

Un expert en innovation crédible a d’abord innové lui-même. La preuve vient des projets lancés, des risques pris et des conséquences vécues, bien plus que des commentaires sur les réussites des autres. Mes propres entreprises m’ont appris que l’innovation naît souvent sans être cherchée, simplement parce qu’il faut se différencier pour survivre.

Juger les preuves plutôt que le costume

Il serait un brin réducteur, voire carrément à côté de la plaque, de juger la capacité d’innovation d’un individu à sa tenue vestimentaire. Un costume et une cravate évoquent un certain conservatisme sans disqualifier pour autant l’expertise. L’important est de voir si la personne apporte de l’eau au moulin de l’innovation ou se contente de prêcher sans pratiquer.

Un expert en innovation qui mérite ce titre est un pionnier, quelqu’un qui propose des idées neuves et qui les met en application. Il incarne l’innovation dans ses actions et son mode de pensée. En d’autres termes, il « marche sa parole », comme disent nos amis anglophones avec leur « walk the talk », en mettant en pratique ses théories et en prenant des risques calculés.

Méfiez-vous surtout de ceux qui débitent des anecdotes sur les grands noms de l’innovation sans apporter de substance concrète. Cherchez les preuves tangibles de leur capacité à innover : des projets aboutis, des stratégies de rupture mises en œuvre ou un historique de conseils qui ont réellement transformé des pratiques ou des entreprises.

InsideHR, une agence de talents inspirée des agents de stars

À Sydney, avec InsideHR, l’approche novatrice consistait à adopter les pratiques des sites de rencontre et des agents de stars. Nous proposions à nos clients de donner autant d’importance aux valeurs des candidats qu’à leur diplôme. Côté candidats, nous sélectionnions la crème de la crème avant de leur proposer de devenir leur agent.

Nous considérions ces candidats comme des talents à part entière, méritant d’être représentés par un agent. En résumé, nous étions une agence comme celle de la série « Dix pour cent », mais pour des ingénieurs et des dirigeants commerciaux.

Technoraid, la voiture qui se met à jour

Avec Technoraid, la vision de la construction automobile était en rupture avec les modèles établis. Au lieu de vendre des véhicules avec des options prédéterminées, nous proposions des « applications » qui pouvaient s’installer après l’achat, adaptées aux conditions de course. Le concept s’inspirait du modèle de mise à jour des logiciels, comme sur votre smartphone.

Cette façon de penser allait au-delà de la simple vente d’une voiture : elle créait une expérience complète et personnalisable. L’intérêt manifesté ensuite par de grands constructeurs pour notre processus de développement a montré la valeur réelle de cette approche.

Équipe et participants d'un raid Technoraid réunis dans le désert devant les véhicules, illustration d'une innovation vécue en entreprise

Retour terrain

Une voiture en six mois, et la surprise des constructeurs

Chez Technoraid, mon équipe et moi avions conçu un véhicule de course performant en six mois. Nous vendions des « applications » installables après l’achat et adaptées aux conditions de course, sur le modèle des mises à jour logicielles, là où le marché vendait des options figées au moment de la commande.

Pour être clair, nous n’avions aucune idée que nous faisions de l’innovation ! Nous faisions juste des affaires de façon différente de nos concurrents pour tenter de survivre.

Le déclic est venu de l’extérieur. Quand de grands constructeurs automobiles nous ont demandé comment nous avions conçu un véhicule performant en si peu de temps, j’ai compris que nous avions fait quelque chose de vraiment original. Leur question valait toutes les certifications.

L’innovation se reconnaît souvent de l’extérieur, quand d’autres viennent demander comment vous avez fait. Un intervenant qui n’a jamais vécu ce moment parle d’une innovation qu’il a seulement observée : demandez-lui toujours quel projet lui a valu cette question.

Glukoze, une école de management animée par des managers

Avec Glukoze, je propose aux entreprises de créer leur propre école de management pour leur encadrement. La singularité tient aux intervenants : la formation est assurée par des managers plutôt que par des professeurs d’école de commerce ou des formateurs. Ces managers peuvent même venir d’autres entreprises clientes, ce qui croise les cultures.

Par exemple, j’ai fait intervenir la directrice de l’innovation de Total, ou encore le directeur de l’innovation de la Française des Jeux chez BNP Paribas. Le format de l’agence Glukoze repose sur cette idée simple : un manager apprend mieux d’un pair qui vit les mêmes contraintes.

Devenir expert en innovation sans l’avoir cherché

Les exemples de mon parcours entrepreneurial avec InsideHR à Sydney, Technoraid ou Reboot inc. illustrent que l’innovation ne résulte pas toujours d’un processus délibéré ni d’une recherche de disruption pour le plaisir de disrupter. Elle émerge souvent de la nécessité de se différencier et de répondre à des besoins non comblés.

Ces entreprises cherchaient à survivre dans un environnement concurrentiel en faisant preuve de créativité et d’adaptabilité, sans aucune intention de « faire de l’innovation » au sens académique du terme. Cette innovation pragmatique, orientée vers des problèmes concrets, s’avère souvent la plus utile et la plus durable.

L’innovation n’a donc pas besoin d’être proclamée pour être reconnue : elle se révèle dans les résultats et l’impact qu’elle génère. J’aborde le lien entre prise de risque et entrepreneuriat dans cette vidéo, réalisée à partir d’une question posée par une abonnée.

Portrait-robot de l’expert en innovation

Le portrait-robot de l’expert en innovation tient en cinq traits observables : il parle de ses échecs, il implique des profils de tous âges et de toutes anciennetés, il refuse de promettre un nombre d’idées, il part de vos valeurs et il vous rend plus intelligent que lui. Chacun de ces traits se vérifie avant de signer.

Une expérience de l’échec

Dans l’innovation, l’échec compte autant que la réussite. Méfiez-vous de l’expert qui vous raconte qu’il a permis à ses nombreux clients de trouver de nombreuses idées géniales. Creusez un peu, car un compteur d’idées à l’issue d’un brainstorming ne sert à rien. La vraie question porte sur les idées réalisées et sur leur résultat économique.

Quand vous faites appel à des consultants en général, demandez-leur de partager les échecs qu’ils ont vécus, leurs raisons, ce qu’ils en ont appris et ce que cela a changé dans leurs pratiques. Vous saurez ainsi s’ils ont pris des mesures pour éviter que ces échecs surviennent de nouveau, notamment chez vous.

L’expert en innovation n’a pas forcément cinquante ans

L’âge rassure, surtout en France, mais il ne garantit aucune capacité d’innovation. J’ai reçu à plusieurs reprises cette réflexion de membres d’une association connue pour le progrès du management : « Vous n’êtes pas un peu jeune pour intervenir ? » Arrrrgh, et je reste poli dans ma réaction.

Je ne vais pas faire dans la dentelle : toute action de changement et d’innovation qui n’implique pas de jeunes salariés, en ancienneté ou en âge, a de fortes chances de capoter. Ceux qui arrivent voient encore ce que les autres ne voient plus.

Certaines entreprises l’ont compris. Pernod Ricard a ainsi installé un conseil de neuf salariés de moins de trente ans, le Youth Action Council, devenu une force de proposition auprès de sa direction, et Accor a créé un « shadow comex ». Effet d’affiche ou vraie innovation, la suite dépend de ce que les directions font de leurs propositions.

L’expert en innovation ne vous vend pas un nombre d’idées garanti

Un expert sérieux refuse de promettre un nombre d’idées à la fin d’une séance. Il faut reconnaître que ce sont souvent les clients qui aiment qu’un intervenant leur annonce un chiffre. La plupart du temps, le chiffre de deux cents idées revient dans les propositions, comme si la quantité garantissait la valeur.

Qu’est-ce qui compte vraiment ? Le nombre d’idées inscrites sur des Post-it ou l’autorisation que vous donnez aux participants d’oser donner leurs idées ? La seconde réponse change la culture d’une équipe, la première remplit un compte rendu.

L’expert en innovation connaît vos valeurs et votre culture d’entreprise

Quel que soit le type d’innovation, radicale ou disruptive, que vous souhaitez mettre en place, toute personne qui travaille avec vous doit commencer par comprendre qui vous êtes. Une idée brillante qui contredit vos valeurs ne passera jamais l’étape de la mise en œuvre, quel que soit son potentiel.

Par exemple, lors de la sélection des idées issues de vos rencontres créatives et autres brainstormings, le premier critère de sélection sera l’adéquation de ces idées à vos valeurs. Valeurs et culture passent avant les autres critères de sélection que sont l’universalité, le coût, le réalisme ou le délai.

L’expert en innovation fait de vous la personne la plus intelligente de votre entreprise

Le meilleur expert en innovation s’efface derrière son client. Une anecdote de l’époque victorienne l’illustre bien. William Gladstone et Benjamin Disraeli, grands rivaux de la vie politique britannique, ont tous deux dirigé le gouvernement. L’histoire, ou la légende, veut qu’une même invitée ait dîné avec chacun d’eux.

À l’issue de ces dîners, elle aurait dit : « Avec M. Gladstone, j’ai pensé que je passais la soirée avec l’homme le plus intelligent d’Angleterre. Après mon dîner avec M. Disraeli, j’ai pensé que j’étais la personne la plus intelligente d’Angleterre. »

L’expert en innovation doit être un Disraeli ! Il guide son client sans direction déterminée à l’avance et l’aide à avoir les idées les plus géniales et les plus rémunératrices grâce à sa méthode. Il prévient les écueils et les dangers d’un environnement VUCA qui peuvent survenir, sans jamais imposer son point de vue.

Oui, il doit avoir l’humilité de laisser penser à son client qu’il serait arrivé à mener son projet sans lui. C’est la base de ce que j’appelle le « naked consulting », que je décris dans mon livre « Consultant ».

Expert, consultant ou formateur : comment choisir un intervenant en innovation

Le bon intervenant dépend de ce que vous voulez obtenir. Un formateur transmet des méthodes, un consultant conduit un projet et un praticien de l’innovation vous fait expérimenter en laissant l’idée à votre équipe. Le tableau ci-dessous compare ces trois profils, puis cinq questions vous aident à vérifier l’expertise réelle avant de signer.

Comparer les profils selon votre besoin

Aucun profil n’est supérieur aux autres dans l’absolu. Une équipe qui découvre l’innovation a besoin de méthodes, une direction qui veut lancer un projet précis a besoin d’un pilote et une organisation qui veut changer sa culture a besoin d’un praticien qui expérimente avec elle. Le critère décisif reste ce qui reste après le départ de l’intervenant.

ProfilCe qu’il apporteSon risqueQuand le choisir
Formateur en innovationDes méthodes et des outils transmis à un groupeDes outils appris puis oubliés faute de projet réelPour donner un vocabulaire commun à une équipe qui débute
Consultant en innovationUn projet conduit de bout en bout, avec un livrableUne idée qui appartient au consultant plutôt qu’à l’équipePour un projet précis avec une échéance ferme
Praticien de l’innovationDes expérimentations menées avec l’équipe sur ses propres sujetsUn résultat qui dépend de l’engagement de la directionPour changer durablement la façon dont l’organisation traite les idées

Cinq questions à poser avant de signer

Cinq questions suffisent pour distinguer un praticien d’un conteur. Elles portent sur des faits vérifiables plutôt que sur des promesses, et un expert sérieux y répond sans difficulté. Un intervenant qui esquive plus de deux d’entre elles vous en dit déjà beaucoup sur la manière dont il travaillera avec vous.

  1. Quelle innovation avez-vous menée vous-même, et avec quel résultat économique ?
  2. Quel échec avez-vous vécu, et qu’a-t-il changé dans votre méthode ?
  3. Comment intégrez-vous nos valeurs dans la sélection des idées ?
  4. Qui portera les idées une fois votre intervention terminée ?
  5. Quels collaborateurs, en âge comme en ancienneté, comptez-vous impliquer ?

Choisir le bon intervenant en innovation

Vous hésitez entre plusieurs profils pour votre prochain événement ? Découvrez les huit questions à poser à un intervenant dans mon guide pour choisir un conférencier en innovation et sécurisez votre choix avant de signer.

Comment je peux vous aider à développer l’expertise en innovation de vos équipes

J’interviens auprès des dirigeants, des professionnels des ressources humaines et des responsables de l’innovation qui veulent faire de l’innovation une pratique partagée. Je m’appuie sur mes propres entreprises, sur mes missions de conseil et sur une conviction : l’expertise en innovation se développe en expérimentant sur ses propres sujets.

Une conférence pour ouvrir les esprits à l’innovation

La conférence sert à faire bouger les représentations d’un collectif. J’y raconte des innovations vécues, des échecs compris et les mécanismes qui permettent à une organisation d’accueillir les idées neuves. Elle convient à une convention, un séminaire de direction ou un lancement de démarche d’innovation.

Les thèmes et formats sont présentés sur la page de mes interventions sur la culture de l’innovation.

Un accompagnement pour faire de vos managers des facilitateurs

L’accompagnement sert à installer l’innovation dans le quotidien des managers. Je travaille avec eux sur leur rôle de facilitateur, celui qui crée les conditions de l’innovation sans en confisquer les idées. C’est le cœur de l’enableship, mon approche du management qui rend les équipes capables d’innover par elles-mêmes.

L’approche est détaillée dans mon article sur l’enableship, et les formats d’atelier sur la page de mes ateliers et masterclass.

En conclusion, devenir expert en innovation passe par la pratique

Les diplômes, les belles histoires et les titres rassurent sans suffire à faire un expert en innovation. L’expertise se construit en lançant des projets, en analysant ses échecs, en impliquant des profils variés et en rendant ses clients plus intelligents qu’au départ. Elle se reconnaît de l’extérieur, souvent quand d’autres viennent demander comment vous avez fait.

Normalement, un expert en innovation ne se proclame jamais expert. C’est peut-être le premier signe qu’il a compris ce que devenir expert en innovation veut dire.

Questions fréquentes sur le métier d’expert en innovation

Quelle formation suivre pour devenir expert en innovation ?

Aucune formation ne suffit pour devenir expert en innovation. Les cursus en management de l’innovation donnent des méthodes utiles, mais l’expertise se construit en menant des projets réels, en analysant ses échecs et en accompagnant des équipes. Un parcours entrepreneurial ou intrapreneurial pèse souvent plus qu’un diplôme spécialisé.

Comment reconnaître un vrai expert en innovation ?

Un vrai expert en innovation parle de ses échecs autant que de ses réussites, cite des projets qu’il a menés lui-même et refuse de promettre un nombre d’idées garanti. Il s’intéresse d’abord à vos valeurs et à votre culture, puis vous aide à trouver vos idées au lieu d’imposer les siennes.

Quelle différence entre un expert en innovation et un consultant en innovation ?

Le consultant en innovation conduit un projet et livre un résultat, alors que l’expert en innovation, au sens où je l’entends, fait expérimenter l’équipe pour que l’idée lui appartienne. Les deux rôles se combinent souvent, mais le second laisse davantage de capacités dans l’organisation après son départ.

Faut-il de l’expérience entrepreneuriale pour devenir expert en innovation ?

L’expérience entrepreneuriale aide beaucoup à devenir expert en innovation, car elle oblige à se différencier pour survivre et à assumer les conséquences de ses choix. Un intrapreneur qui a porté des projets risqués dans une grande organisation acquiert aussi une expérience comparable.