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Le business model du piggybacking

Le piggybacking désigne le fait de porter quelqu’un sur son dos. Transposé au business, il désigne une stratégie qui consiste à utiliser l’écosystème d’une autre entreprise pour prospérer sans avoir à le construire soi-même. Le piggybacker évite l’affrontement et s’installe là où le géant a laissé un vide.

Ce modèle d’affaires est bien plus ancien que les plateformes numériques qui l’ont rendu visible. Il obéit à une mécanique stable, repérable et reproductible, que je détaille ici avec ses trois profils, ses trois issues et les critères qui permettent de savoir si elle vous concerne.

Je précise l’orthographe au passage, parce qu’elle varie beaucoup. Piggybacking, piggy-backing et piggy backing désignent la même chose, et celui qui la pratique est un piggybacker. En français, l’expression n’a pas de traduction consacrée, la plus proche étant la stratégie du passager.

La définition Le mécanisme Ce que personne ne dit
Prospérer sur le dos d’un autreLe piggybacking désigne une stratégie qui consiste à s’appuyer sur l’écosystème d’une entreprise établie pour construire son propre marché, sans avoir financé ni la plateforme ni l’audience. Le point de douleur non traitéToute croissance rapide laisse derrière elle des irritants que l’entreprise dominante néglige. Le piggybacker s’installe précisément dans cet angle mort et transforme la gêne du client en offre payante. La position est toujours provisoireL’hôte finit par encourager, absorber ou interdire son passager. Une stratégie de piggyback réussie prépare sa sortie dès le premier jour, parce que la dépendance à un écosystème se paie tôt ou tard.

Qu’est-ce que le piggybacking en stratégie d’entreprise

Le piggybacking est une stratégie de marché dans laquelle une entreprise se développe en exploitant l’écosystème, l’audience ou l’infrastructure d’une autre. Le piggybacker apporte une valeur réelle au client final, sans supporter le coût de création du marché sur lequel il opère.

Une pratique bien plus ancienne que les plateformes

Ce modèle d’affaires n’a rien de récent. Pendant la ruée vers l’or californienne, Levi Strauss vendait des marchandises sèches, tissus et articles de mercerie, avant de fabriquer les pantalons renforcés qui ont fait sa fortune auprès des mineurs. Il équipait les chercheurs d’or plutôt que de chercher lui-même.

Personnage porté sur le dos d'un autre, illustration du business model du piggybacking

Samuel Brannan pousse la logique plus loin encore. Il a bâti sa fortune en vendant pelles et pioches aux chercheurs d’or, après avoir lui-même contribué à faire connaître la découverte. Le vendeur d’outils a gagné bien davantage que la moyenne de ceux qui creusaient.

La leçon vaut toujours. Quand un secteur s’emballe, la position la plus rentable se situe souvent à côté de la ruée plutôt que dedans, là où la demande est certaine et la concurrence encore mince.

Ce qui distingue le piggybacking d’un partenariat

Un partenariat suppose un accord négocié entre deux parties qui se choisissent. Le piggybacking se pratique le plus souvent sans autorisation, parfois même sans que l’entreprise hôte s’en rende compte pendant les premiers mois, et le piggybacker se rémunère auprès des clients de l’hôte plutôt qu’auprès de l’hôte lui-même.

La différence avec la sous-traitance est aussi nette. Un sous-traitant travaille pour l’entreprise dominante et facture ses services. Un piggybacker travaille pour les clients de cette entreprise et facture ces clients, ce qui le rend indépendant du budget de son hôte.

Cette autonomie explique la vitesse de ces entreprises. Elles n’ont ni cycle de vente long, ni négociation contractuelle à mener avant de démarrer, et elles héritent d’une audience déjà rassemblée par quelqu’un d’autre.

Comment un piggybacker trouve sa place

Le piggybacking se déclenche toujours au même endroit : un irritant que l’entreprise dominante laisse en friche. Mélangez les nouvelles technologies, l’économie collaborative et une croissance exponentielle, et vous obtenez une ruée vers l’or contemporaine avec ses zones de frottement, que des acteurs plus petits transforment en offres payantes.

Le point de douleur comme porte d’entrée

Quand les choses vont très vite, elles s’accompagnent de ce que le design appelle des points de douleur client. Le géant se concentre sur son cœur d’activité et laisse ces frottements de côté, faute de temps ou d’intérêt économique immédiat, et chacun de ces frottements devient un marché pour qui accepte de le traiter.

Des entreprises plus petites s’installent à cet endroit, en apportant une valeur que l’hôte n’a pas jugée prioritaire. Le client, lui, se moque de savoir qui résout son problème.

La méthode tient en une question : quel geste vos clients doivent-ils accomplir eux-mêmes parce que la plateforme qu’ils utilisent ne le fait pas pour eux ?

Cinq exemples de points de douleur exploités

Les cas suivants montrent la mécanique à l’œuvre, du service immatériel à l’accessoire physique. Dans chacun, une entreprise dominante a créé un usage massif, puis laissé de côté un geste pénible que ses utilisateurs devaient accomplir seuls, et un acteur plus petit a transformé ce geste en offre.

  1. Chez Airbnb, la douleur du propriétaire consiste à remettre les clés et à trouver quelqu’un pour le ménage. Guesty et de nombreuses entreprises comparables se sont installées sur ce créneau.
  2. Chez Uber, la promesse de gagner de l’argent en conduisant ne sert à rien sans véhicule ni formation, deux besoins que des sociétés spécialisées ont pris en charge.
  3. Les smartphones rebondissent sur le sol aussi bien qu’une pastèque, ce qui a fait la fortune des fabricants de coques et de verres de protection.
  4. Un fabricant d’ordinateurs a remplacé ses ports classiques par des ports USB-C, et des fabricants de hubs ont immédiatement proposé de faire comme avant.
  5. PayPal a construit sa croissance en offrant une solution de paiement sécurisé aux clients d’eBay, avant que l’histoire ne se complique.

Ces cinq exemples partagent une caractéristique : aucun de ces piggybackers n’a eu à convaincre le marché de l’existence du besoin, puisque l’entreprise hôte avait déjà créé l’usage et rassemblé les utilisateurs.

Écran de bord d'une voiture électrique où s'affichent des applications, exemple d'écosystème sur lequel s'appuie une stratégie de piggybacking

Les trois types de piggybackers

Tous les passagers ne voyagent pas de la même façon. Trois profils se distinguent par leur proximité avec l’hôte et par le risque qu’ils prennent. Je les désigne par analogie avec le monde marin, parce que la métaphore tient jusqu’au bout : le poisson clown, le rémora et le parasite.

Le poisson clown, la cohabitation profitable

Le poisson clown vit en harmonie avec l’anémone de mer, et chaque partie gagne la protection de l’autre. Appliqué au business, ce profil décrit une relation où l’hôte tire un bénéfice visible de la présence du passager, ce qui rend la cohabitation durable tant que cet équilibre se maintient.

L’intégration entre Facebook et Spotify a longtemps fonctionné ainsi. Le service musical gagnait une audience, le réseau social gagnait du contenu et du temps passé, et aucun des deux n’avait intérêt à rompre.

C’est la position la plus confortable et la plus rare. Elle suppose que votre présence améliore l’expérience que l’hôte vend lui-même, ce qui la rend défendable en cas de tension.

Le rémora, la proximité risquée

Le rémora suit le requin de très près et se nourrit de ce qu’il laisse. PayPal a occupé cette position auprès d’eBay, en proposant une solution de paiement sécurisé aux acheteurs et aux vendeurs de la place de marché, sur un besoin que l’hôte ne traitait pas seul à ses débuts.

La fin de l’histoire résume le risque du profil. eBay a fini par racheter PayPal pour environ 1,5 milliard de dollars, une opération finalisée en octobre 2002, qui a construit une partie de la fortune de Peter Thiel et d’Elon Musk.

Le rachat est le dénouement le plus fréquent de cette position. C’est une réussite pour les fondateurs et la fin de l’indépendance pour l’entreprise, ce qui mérite d’être décidé plutôt que subi.

Le parasite, l’installation sans permission

Le parasite ne demande rien avant de s’implanter. Airbnb s’est appuyé sur Craigslist à ses débuts pour toucher des voyageurs, Skype et Viber ont proposé des appels gratuits sur le dos des fournisseurs d’accès, et Deezer s’appelait blogmusik quand il avait de sérieux problèmes avec la Sacem et la SCPP.

Ce profil produit les croissances les plus rapides et les plus fragiles. Il fonctionne tant que l’hôte ne réagit pas, et il s’effondre le jour où une décision technique ou juridique ferme la porte.

Les entreprises qui ont survécu à cette phase ont toutes fait la même chose. Elles ont converti l’audience captée pendant la fenêtre d’ouverture en base d’utilisateurs propre, avant que la fenêtre ne se referme.

Retour terrain

L’entreprise qui ignorait qu’elle portait des passagers

J’ai animé un atelier de modèle d’affaires chez un éditeur de logiciels de gestion. La direction voulait travailler sa croissance et présentait son marché comme parfaitement cartographié. En listant avec elle qui gagnait de l’argent autour de son produit, une surprise est apparue.

Sept petites structures vivaient de son écosystème : des prestataires de reprise de données, des formateurs indépendants, un intégrateur régional et deux développeurs de connecteurs vers d’autres outils. Aucune n’avait signé de contrat de partenariat, et personne en interne n’avait mesuré le chiffre d’affaires qu’elles réalisaient sur des besoins que l’éditeur avait choisi de ne pas couvrir.

L’enseignement que j’en tire : cartographier ceux qui prospèrent autour de votre produit reste le diagnostic le plus rapide de ce que vous laissez sur la table, bien avant toute étude de marché. Chaque piggybacker installé dans votre écosystème signale un besoin client que vous avez identifié sans jamais le traiter.

Comment réagit l’entreprise hôte

Aucune position de piggyback ne dure indéfiniment. L’entreprise hôte finit toujours par prendre position, et elle dispose de trois réponses possibles : encourager, absorber ou interdire. Anticiper laquelle elle choisira détermine la durée de vie de votre modèle et le moment où vous devez avoir construit une base de clients en propre.

Encourager, absorber ou interdire

La première réponse consiste à encourager le développement de l’écosystème, en prenant au passage sa part sous forme de commission ou d’accès payant à l’interface technique. La plupart des grandes plateformes ont choisi cette voie, parce qu’elle transforme leurs passagers en relais de croissance plutôt qu’en concurrents.

La deuxième consiste à offrir soi-même le service que proposait le passager. Apple a longtemps été le roi de cette pratique en fabriquant ses propres coques, et Uber a ouvert une place de marché de location de véhicules pour capter une valeur qui lui échappait.

La troisième consiste à interdire. En mars 2011, Twitter a demandé aux développeurs de ne plus créer d’applications qui reproduisent son expérience grand public, ce qui a fragilisé les clients tiers comme Seesmic, finalement racheté par HootSuite en septembre 2012.

Ce que chaque réponse implique pour le passager

Ces trois réponses n’ont ni les mêmes conséquences ni le même délai. Encourager professionnalise le marché, absorber rend le service gratuit et natif, interdire coupe l’accès du jour au lendemain. Le tableau suivant les met en regard des signaux qui les annoncent et de la parade qui protège le piggybacker.

Réponse de l’hôteSignal avant-coureurConséquence pour le passagerParade
EncouragerOuverture d’une interface technique documentée et d’un annuaire de partenaires.Le marché se professionnalise et la concurrence entre passagers s’intensifie.Se différencier par le service plutôt que par l’accès.
AbsorberRecrutements ou rachats sur le métier exact du passager.Le service devient natif et gratuit, l’offre payante s’effondre.Élargir à d’autres écosystèmes avant l’annonce.
InterdireDurcissement des conditions d’utilisation ou restriction technique.Coupure brutale, souvent sans préavis utile.Avoir constitué une base de clients en propre.

Toute l’ingéniosité du piggybacker consiste à installer vite une marque qui devienne synonyme de qualité pour le client, ou à s’adapter aussi vite que l’environnement se déplace. Ces industries évoluent de façon exponentielle, et la fenêtre se referme aussi rapidement qu’elle s’est ouverte.

Le piggybacking est-il une stratégie pour votre entreprise

Deux positions se présentent selon le côté où vous vous trouvez : celle du passager qui cherche un écosystème sur lequel s’appuyer, et celle de l’hôte qui en porte sans le savoir. Les critères de décision diffèrent complètement, et la même entreprise occupe parfois les deux positions sur deux marchés distincts.

Trois questions avant de monter sur le dos d’un géant

La stratégie de piggyback attire par sa vitesse de démarrage, et elle impose une dépendance qu’il faut évaluer froidement avant d’engager des moyens. Trois questions permettent de trancher : la place du besoin chez l’hôte, la notoriété de votre marque et la possibilité de transposer votre offre sur un autre écosystème.

  1. Le besoin que vous couvrez est-il structurellement hors du cœur de métier de l’hôte, ou simplement en bas de sa liste de priorités ? Dans le second cas, votre marché disparaît le jour où il remonte dans la liste.
  2. Vos clients vous connaissent-ils par votre nom, ou seulement comme une fonction de la plateforme qu’ils utilisent ? Sans marque propre, une coupure d’accès vous efface.
  3. Pouvez-vous transposer votre offre sur un deuxième écosystème sans tout reconstruire ? Une entreprise mono-hôte n’a aucun pouvoir de négociation le jour de la tension.

Trois réponses favorables signalent une position solide. Une seule réponse défavorable laisse la stratégie ouverte et indique le chantier à ouvrir en parallèle du développement commercial.

Les signaux qui disent que vous êtes l’hôte

La position d’hôte se découvre souvent par accident, au détour d’une conversation commerciale ou d’une recherche sur votre propre marque. Trois signaux la révèlent avant qu’elle ne devienne un sujet de CODIR, et chacun d’eux désigne un besoin client que d’autres facturent à votre place.

  1. Un besoin client que votre service commercial entend souvent et que personne ne traite en interne : quelqu’un le traite ailleurs, et facture pour cela.
  2. L’apparition de prestataires que vos clients citent spontanément comme complémentaires de votre offre.
  3. La présence de connecteurs, de tutoriels ou de services non officiels autour de votre produit, construits par des tiers sans vous demander votre avis.

Face à ces signaux, l’enjeu consiste à décider lesquels de ces passagers vous voulez encourager, lesquels vous voulez absorber, et lesquels menacent réellement votre relation client.

Explorez les autres modèles d’affaires

Envie de situer le piggybacking parmi les autres modèles de rupture ? Découvrez ma méthode complète pour réinventer son business model dans l’article dédié, et identifiez celui qui correspond à votre position réelle sur votre marché.

Comment je peux vous aider à exploiter le piggybacking

Mon travail consiste à faire apparaître les modèles d’affaires que vos équipes ne voient plus, parce qu’elles regardent leur marché depuis l’intérieur. Le piggybacking fait partie des angles que j’utilise le plus souvent en atelier et en conférence, aussi bien pour repérer une opportunité que pour protéger votre propre écosystème.

Ateliers de cartographie d’écosystème

En atelier, je fais lister à vos équipes toutes les entreprises qui gagnent de l’argent autour de votre produit ou de celui de vos concurrents. L’exercice dure une demi-journée et produit systématiquement des surprises, parce que personne en interne n’a jamais fait le compte de ces passagers.

Cette cartographie révèle deux choses : les besoins clients que vous laissez à d’autres et les écosystèmes sur lesquels vous pourriez vous-même vous appuyer. La suite consiste à arbitrer entre les deux, dans le cadre de mes ateliers et masterclass sur la réinvention des modèles d’affaires.

Conférences sur les modèles d’affaires émergents

En conférence, je replace le piggybacking dans la famille des modèles qui exploitent une asymétrie plutôt qu’une technologie, aux côtés de la coopétition et de la stratégie du don. L’objectif est de donner à vos équipes une grille de lecture applicable à leur propre secteur dès le lendemain.

Ces interventions s’appuient sur des cas réels et sur ce que j’observe en mission, plutôt que sur les mêmes trois exemples californiens que tout le monde cite. Vous repartez avec des questions à poser à votre marché plutôt qu’avec un modèle à copier, comme dans ma conférence sur les business models.

En conclusion, le piggybacking récompense la vitesse plus que la ruse

Le piggybacking relève d’une lecture attentive de ce qu’une croissance rapide laisse en friche, bien plus que d’un tour de passe-passe réservé aux plateformes numériques. Samuel Brannan la pratiquait déjà avec des pelles, et de nombreux éditeurs de logiciels la subissent sans toujours la voir.

La position se gagne en repérant le point de douleur avant les autres, et elle se perd le jour où l’hôte décide d’encourager, d’absorber ou d’interdire. Toute la question est de savoir ce que vous aurez construit en propre d’ici là.

Que vous soyez passager ou porteur, la même discipline s’impose : cartographiez qui prospère autour de vous, décidez ce que vous laissez volontairement à d’autres, et gardez une porte de sortie ouverte. C’est la condition pour que le piggybacking reste une stratégie choisie plutôt qu’une dépendance subie.

La série sur la réinvention du business model

Dix articles qui se lisent dans l’ordre, du cadre de départ aux modèles de rupture, jusqu’à la mise à l’épreuve du temps et à la porte commerciale.

  1. Réinventer son business model, l’article de référence
  2. Shift et transformations des business models, le cadre de départ
  3. Votre business model influence votre style de management, le modèle façonne le management
  4. Votre style de management limite vos business models, et réciproquement
  5. Du marketing mix des « 4 P » au modèle SAVE, le déplacement marketing
  6. La coopétition ou alliance concurrentielle, un modèle de rupture
  7. La stratégie du don comme stratégie commerciale, un second modèle de rupture
  8. Le business model du piggybacking, un troisième modèle de rupture Vous êtes ici
  9. Futureproofing du business model, la mise à l’épreuve du temps
  10. Le canvas et le conférencier sur les business models, la porte commerciale

Questions fréquentes sur le piggybacking

Que veut dire piggybacking en français ?

Le mot signifie littéralement porter quelqu’un sur son dos. En stratégie d’entreprise, le piggybacking désigne le fait de s’appuyer sur l’écosystème, l’audience ou l’infrastructure d’une autre entreprise pour développer sa propre activité. L’expression n’a pas de traduction consacrée en français, la plus proche étant la stratégie du passager.

Quelle est la différence entre piggybacking et partenariat ?

Un partenariat repose sur un accord négocié entre deux parties qui se choisissent. Le piggybacking se pratique le plus souvent sans autorisation, et le piggybacker facture les clients de l’entreprise hôte plutôt que l’entreprise elle-même. Cette autonomie explique sa vitesse de démarrage.

Le piggybacking est-il légal ?

Il l’est tant qu’il respecte les conditions d’utilisation de la plateforme concernée, le droit des marques et la protection des données. La frontière se déplace vite, comme l’ont montré les restrictions imposées par Twitter à ses développeurs en 2011. Un examen juridique préalable évite de bâtir sur un accès révocable.

Comment savoir si mon entreprise est utilisée comme hôte ?

Listez les prestataires que vos clients citent spontanément comme complémentaires de votre offre, ainsi que les connecteurs et tutoriels non officiels construits autour de votre produit. Chaque acteur identifié signale un besoin client que vous avez laissé sans réponse et que d’autres facturent à votre place.

Combien de temps dure une position de piggyback ?

Aucune durée type n’existe, car tout dépend de la réaction de l’entreprise hôte. Elle finira par encourager, absorber ou interdire, et le passager doit avoir constitué une marque et une base de clients en propre avant cette échéance pour que son piggybacking survive.