l’anti-tendance de la semaine

Cette semaine :
Amazon cherche son prochain HQ : 1 endroit pour 238 villes concurrentes
Tesla présente ses résultats trimestriels quelques jours avant son nouveau roaster et son camion
Facebook…WTF ?
Les événements de la semaine et la tendance de la semaine : l’anti-tendance

Q2 Amazon HQ2

Le 17 septembre dernier, Amazon a lancé un appel d’offre pour l’établissement de son second siège social, « HQ2 », promettant un investissement colossal de 5 milliards de dollars et la création de 50 000 emplois.

Les critères de sélection étaient ambitieux:

  1. Avoir de plus d’1 millions d’habitants
  2. Disposer d’un environnement stable et business friendly
  3. Disposer d’un environnement ayant le potentiel d’attirer et de retenir des talents
  4. Etre une communauté qui pense grand et qui est créative concernant les endroit et options d’aménagement
  5. de disposer déjà d’immeubles déjà préexistant de 47 000 m carré
  6. plus d’un million d’habitants, un environnement propice aux affaires, et la capacité à attirer des talents.

Dans la section préférences clés et prise de décision : « Nous voulons vous encourager à penser grand et d’être créatif dans votre réponse ».

Et pour ça, les 238 villes de 54 états, provinces et territoire des EU, Canada et Mexico qui ont répondus à l’appel d’offre avant la date butoir du 18 octobre l’ont été

Entre larme à l’oeil, slow motion, robots et beaucoup de drone shot certaines candidatures sont quand même parvenue à sortir du lot.

Comme maire de kansas city qui a laissé personnellement 1000 commentaires sur le site : Ce garçon a du temps libre.

Plein de villes ont eu la même idée en utilisant ALEXA. New york a passé son éclairage en orange le dernier jour de l’appel d’offre.

Mais le «Pick me pick me» devient limite embarrassant :

  • Atlanta suburb of Stonecrest a promis créer une ville appelée amazon
  • Tucson a envoyé un cactus de 6 mètres qui a été refusé
  • le gouverneur du New Jersey a proposé à Amazon des réductions fiscales de 7 milliards. Un langage que comprend mieux Bezos.

Si la date du 18 octobre est passée, la campagne bat son plein et tout le monde choisit son vaiqueur :

L’agence Moody a choisi Austin au Texas. Que j’élimine d’office pour la loi «bathroom bill» qui voulait forcer les trans-genre a allé au toilettes selon le sexe avec lequel ils sont né – alors que Amazon a reçu le mois dernier le prix national de l’égalité par une organisation des droits LGTB.

Amazon HQ1

Pour les bookmakers : Atlanta et Austin sont à 2 contre 1 – NYC à 10 contre 1

Les villes qui ont postulées ne voient elles pas a quel point cette appel d’offre est cynique face à ces villes désespérée de récupérer ces emplois ?

Connaissant les pratiques d’achat de Amazon est-ce quelle se rende compte que leur sur-enchere e sert qu’à faire pression sur les villes qui ont sans aucun doute été préselectionnée en fonction de leur réseau routier ?

Et est-ce que ces villes ont étudié ce qu’il s’est passé à Seattle depuis l’arrivée de Amazon ou se sont elles juste arrêté à l’effet que pourrait faire pour les élection à venir ?

Ça va plus loin que de faire la queue plus longtemps au Starbucks : Augmentation des prix des logements, montées de la pauvreté, augmentation du traffic. le site politico accuse Amazon d’avoir créer une ville 2 tiers avec une fine couche de jeunes techos riches au-dessus d’une base de travailleurs anxieux.

Le site recode note que les dépenses en lobbying pour éviter des impôts trop sévères a dépassé cette année 6 millions de dollars.

Et du coté des exemptions d’impots 50 000 job vaut sans doute beaucoup dans une ré-électipon mais du point de vue comptable il y aurait à redire (le coté farce) En 2013 l’état de Washington a accordé une réduction d’impot de 8 milliards à Boeing en échange d’embauche – résultat l’entreprise à réduit ses effectifs de 15% dans l’état. Et enfin, une entreprise a des hauts et des bas. Comment est-il possible de s’engager à recruter sur 15 ans ???

Que se passera t’il le jour ou Alibaba décidera qu’ils sont prêt pour attaquer le marché Américain à grande échelle ?

Facebook

La news Facebook de cette semaine qui sent le Gorafi mais en fait pas.

En Australie, un partenariat entre Facebook et le commissariat à la e-securité a lancé un test qui devrait mettre fin à ce que les anglophone appellent « revenge porn ».

Vous savez cette photo coquine que vous envoyé à votre partenaire parce que vous vous manqué et que vous êtes loin et que…bref.

Facebook propose donc aux utilisateurs Australiens (pour l’instant puis le Canada et USA à suivre) de s’envoyer la photo partagée avec le conjoint sur leur propre boite Messenger.

Je savais même pas qu’on pouvait s’envoyer un message. Ainsi la photo est identifiée et tagée. Ce qui permettra de l’éliminer si elle ressortait un jour sur le réseau appartenant à Facebook.

Donc pas de polémique, c’est un test et ce n’est pas Facebook qui demande.

Et sinon, si vous avez peur de vous faire voler votre appareil avec toutes vos photos compromettantes vous avez l’app Nude qui scan les photos dans votre appareil et les verrouille avec un code.


En Bref

anti tendance

Juli Briskman

Une histoire qui sort du cadre de l’innovation mais qui mérite d’être mentionnée pour sa viralité impressionnante.

Juli Briskman, une consultante de 50 ans travaillant pour Akima, une société de conseil sous contrat avec le gouvernement américain, s’est retrouvée au cœur d’une controverse le 31 octobre, jour d’Halloween.

Alors qu’elle se rendait à son travail à vélo, l’escorte du président Trump la dépasse. Et là, Juli… disons simplement qu’elle a eu une réaction spontanée.

La photo de son geste a été publiée, et Juli l’a trouvée drôle, la partageant sur Facebook et en parlant à son manager.

Résultat : elle a été licenciée pour violation de la politique interne d’utilisation de Twitter et Facebook. En réponse à ce bref moment de désobéissance civile, Rob Mello a lancé une campagne de financement participatif sur GoFundMe, et voilà… près de 100 000 dollars ont été collectés. Cela soulève plusieurs interrogations : la politique des médias sociaux d’Akima était-elle claire? Était-ce le geste en lui-même ou la réaction qu’il a suscitée qui a rendu l’histoire virale?

Stephen Hawking

Depuis la semaine dernière, la thèse de doctorat de 1966 de Stephen Hawking, qu’il a rédigée à 24 ans à Cambridge sur les «propriétés des univers en expansion», est accessible gratuitement.

Bien que lire cette thèse puisse être faisable, comprendre les propriétés des univers en expansion est une autre affaire.

En rendant sa thèse de doctorat accessible à tous, Hawking espère inspirer les gens du monde entier à lever les yeux vers les étoiles plutôt que de fixer leurs pieds, à s’interroger sur notre place dans l’univers et à essayer de donner un sens au cosmos.

« N’importe qui, n’importe où dans le monde, devrait avoir un accès libre et non entravé, non seulement à mes recherches, mais aussi à celles de tous les grands esprits à travers l’histoire de la compréhension humaine », a déclaré Hawking.

L’Université de Cambridge espère que ce geste encouragera d’autres chercheurs à mettre en ligne leurs travaux. Accéder à la thèse de Stephen Hawking.


À suivre

Tesla : Une période de turbulence

Tesla fait face à des défis significatifs cette semaine, non seulement parce que sa Gigafactory dans le Nevada est à 40% de son achèvement, mais surtout parce qu’Elon Musk a annoncé les résultats les plus décevants de l’histoire de l’entreprise. Avec une perte nette de 525 millions d’euros pour le troisième trimestre et un retard annoncé de trois mois sur les livraisons de la Model 3, avec seulement 260 véhicules produits au lieu des 1 500 prévus en juillet, l’entreprise suscite des interrogations. Malgré ces retards, Musk maintient l’objectif de produire 5 000 véhicules par jour pour le premier trimestre 2018.

Le retard dans la production de la Model 3 était en quelque sorte anticipé, compte tenu de la précommande massive de 500 000 modèles, une demande qui dépasse la production annuelle de batteries lithium-ion. L’objectif principal de Tesla n’est pas tant la production immédiate de ces véhicules, mais plutôt l’achèvement rapide de la Gigafactory, qui est essentielle pour la fabrication des Model 3. Cette usine, presque entièrement automatisée et adossée à un fabricant de batteries Panasonic, est considérée comme le produit phare de Tesla.

Cependant, Tesla est également confrontée à des défis légaux et sociaux, notamment des poursuites pour n’avoir pas suffisamment prévenu les employés licenciés, du harcèlement envers un employé LGTB, et des tentatives d’étouffement des syndicats. De plus, une plainte pour racisme a été déposée par une centaine de travailleurs afro-américains, signalant un usage répété du terme péjoratif « N-Word » par certains supérieurs. Ces événements soulignent la complexité de la culture d’entreprise chez Tesla et la nécessité d’une attention accrue aux valeurs en plus des compétences techniques.

L’entreprise se trouve à un carrefour, entre le potentiel de révolutionner l’industrie automobile et les défis internes et externes qu’elle doit surmonter. L’avenir de Tesla dépendra de sa capacité à naviguer dans ces eaux troubles, en équilibrant innovation technique et responsabilité sociale.

Pour en savoir plus sur les retards de production de la Model 3 chez Tesla, consultez cet article sur Electrek : Tesla Model 3 production delays.

EVENT

Festival des idées

Cette semaine, Paris devient l’épicentre de la créativité avec le Festival des idées. Pendant 5 jours, plus de 50 événements vont animer la capitale, offrant une diversité rare d’activités culturelles et intellectuelles. Pour ceux qui cherchent à explorer les frontières de la science, l’Université Paris-Diderot propose une immersion dans la poésie de la coupe d’un cerveau. Si l’humanité vous touche davantage, les portraits de réfugiés au campus de Bobigny et les débats sur l’austérité à Saint-Denis vous attendent. Pour plus d’informations et pour planifier votre participation à ces événements uniques, consultez le programme complet sur Sorbonne Paris Cité et Université Paris 13.

Startup for Kids

Pour les jeunes esprits curieux et créatifs, Startup for Kids est l’événement à ne pas manquer ce weekend à l’école 42. Ce programme vise à donner aux enfants les outils nécessaires pour apprendre, créer et innover, afin de préparer les adultes de demain. Vingt-cinq startups présenteront leurs projets sous forme d’ateliers interactifs, et les étudiants de l’École 42 offriront des cours d’initiation à la programmation. Les parents pourront également participer à des conférences sur des sujets variés tels que YouTube et la parentalité positive à l’ère du numérique. Découvrez le programme complet sur Startup for Kids.

APP de la semaine

Cette semaine, notre coup de cœur est Whoomies, l’application décrite comme le « Tinder de la colocation ».

Conçue pour faciliter la recherche de colocataires idéaux, Whoomies utilise un système de matching pour vous aider à trouver la personne avec qui partager votre espace, en tenant compte de vos préférences et de votre style de vie.

Tendance

Anti-tendance

En parlant de tendances, explorons aujourd’hui le concept d’anti-tendance. Alors que nous sommes habitués aux cycles rapides des modes et aux micro-tendances éphémères, l’anti-tendance nous invite à réfléchir différemment.

Alors que le monde est happé par des cycles de mode qui évoluent à la vitesse de la lumière et par des micro-tendances qui changent presque chaque semaine, l’anti-tendance invite à prendre un pas de recul. Ce concept propose de résister aux impulsions de renouvellement rapide en misant sur des valeurs pérennes, des choix réfléchis et souvent plus authentiques. L’anti-tendance, c’est un peu comme l’art de prendre le contre-courant pour privilégier l’essentiel dans un monde où tout change trop vite.

Anti-tendance au travail : la ré-humanisation des processus

Prenons l’exemple du monde du recrutement, où certaines entreprises résistent à l’automatisation complète des échanges et préfèrent miser sur une approche humaine.

  • Cas Mazars et BNP Paribas : D’un côté, Mazars s’intéresse aux nouvelles technologies pour optimiser son processus de recrutement en intégrant des chatbots, permettant de répondre rapidement aux questions des candidats. Cette solution automatique simplifie les échanges et assure une assistance continue.
  • Mais BNP Paribas, quant à elle, choisit une autre voie en misant sur une approche beaucoup plus humaine et personnalisée. Plutôt que d’intégrer des chatbots, elle met en avant des portraits des membres de son équipe de recrutement sur Pinterest. Cette plateforme leur permet de se présenter directement, de partager leur parcours, leurs passions et d’humaniser le recrutement. BNP Paribas va à l’encontre de la tendance à tout digitaliser en rappelant l’importance de l’interaction humaine. Cette approche attire les candidats qui recherchent un vrai lien, valorisant des interactions plus riches et moins impersonnelles.

L’anti-tendance dans la relation client : retour aux fondamentaux

Autre exemple, dans la relation client, où le digital domine souvent les interactions. Beaucoup de marques misent sur des chatbots et des centres d’appels automatisés. Pourtant, certaines entreprises choisissent l’anti-tendance en priorisant un contact client direct, un accès facilité aux conseillers ou encore la possibilité de joindre un interlocuteur humain facilement, sans passer par des serveurs vocaux interminables.

  • L’exemple de la marque Decathlon : Dans un monde où l’expérience client passe principalement par des interfaces numériques, Decathlon fait le choix d’offrir des services sur place, avec des conseillers formés et présents en magasin. Les clients peuvent non seulement toucher les produits mais aussi bénéficier des conseils d’un expert, en chair et en os, pour être guidés dans leurs choix. Plutôt que de se laisser happer par l’automatisation totale, Decathlon garde cette approche humaine qui mise sur la qualité de l’expérience en magasin.

Anti-tendance dans le marketing : place à l’authenticité

Enfin, dans le domaine du marketing, l’anti-tendance peut se traduire par des stratégies de communication qui vont à contre-courant du marketing traditionnel et numérique qui mise souvent sur l’exclusivité et la nouveauté.

  • Exemple de Patagonia : Contrairement aux marques qui incitent constamment les consommateurs à acheter plus et à suivre les dernières nouveautés, Patagonia lance des campagnes encourageant les clients à utiliser plus longtemps leurs vêtements, voire à les réparer plutôt qu’à les remplacer. En disant à ses clients : « Don’t buy this jacket » (Ne vous achetez pas cette veste) dans une campagne célèbre, Patagonia s’inscrit dans une démarche de durabilité. Elle invite les clients à résister aux impulsions d’achat et à réfléchir à leur consommation, promouvant une approche éthique et responsable.

L’anti tendance en question

L’anti-tendance est un concept qui va au-delà d’un simple contre-courant ; c’est une véritable invitation à ralentir, à adopter des pratiques plus humaines, authentiques et pérennes. Dans un monde de travail souvent centré sur l’innovation technologique et les interactions rapides, choisir l’anti-tendance revient à privilégier la qualité, la personnalisation et l’humain au cœur des processus. Que ce soit dans le recrutement, la relation client ou le marketing, cette approche trouve écho auprès des personnes en quête de sens et de relations humaines dans un contexte où tout est souvent trop rapide et automatisé.

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