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Le design régénératif, l’après Design Thinking

Est ce que la conception régénérative (design régénératif) ou « Regenerative Design », est l’après design thinking . Est-ce qu’il répondra aux défis posés par le monde actuel et répondre aux 2 rapproches que je fais au design thinking : reposer sur l’empathie avant la communauté et ne pas être adapté pour résoudre la complexité et l’imprévisibilité du monde.

Je ne dis pas que l’empathie n’est pas utile mais que dans le cas de l’innovation, il ne s’agit pas de « se mettre à la place de » mais de « collaborer avec une communauté »

Si vous me lisez, il y a de fortes chances que vous ayez expérimenté le design thinking. Méthode à la mode depuis plus de 10 ans en France. Vous avez sasn doute participé à des séances de brainstorming, avec « crazy 8 », « carte de l’empathie » ou « customer journey » pour trouver une idée et le prototyper en carton.

Ça marche aussi avec des voitures imprimées en 3D si vous avez participé à l’un de mes ateliers de 2 jours sur le sujet.

Le Crazy 8 est un outil de brainstorming rapide et visuel utilisé dans les processus de design thinking. Cet exercice invite les participants à générer un maximum d’idées en un temps limité pour résoudre un problème ou répondre à un défi spécifique. L’objectif principal est d’encourager la créativité sans jugement, en mettant l’accent sur la quantité d’idées plutôt que sur leur qualité initiale.


  1. Préparation :
    • Chaque participant reçoit une feuille de papier ou une page divisée en huit sections égales (souvent un simple pliage suffit pour créer huit rectangles).
    • On fournit également des stylos ou marqueurs pour le dessin ou l’écriture.
  2. Définir le problème :
    • Avant de commencer, l’équipe définit clairement le problème ou le défi à résoudre. Par exemple : « Comment améliorer l’expérience utilisateur sur notre site web ? »
  3. Le timing :
    • Les participants disposent de 8 minutes pour remplir leurs huit sections avec huit idées différentes.
    • Cela équivaut à une minute par idée, ce qui pousse à réfléchir vite et à éviter de suranalyser.
  4. Création des idées :
    • Chaque participant dessine ou écrit une idée par section, en se concentrant sur des solutions rapides et intuitives.
    • Il peut s’agir de concepts visuels, de mots-clés ou de croquis simplifiés.
  5. Partage et discussion :
    • Une fois les 8 minutes écoulées, chaque participant partage ses idées avec le groupe.
    • L’équipe peut ensuite regrouper les idées similaires, les affiner ou voter pour celles qui semblent les plus prometteuses.

Qu’est ce que le design régénératif ?

Le design régénératif est une approche de conception qui va au-delà de la durabilité traditionnelle. Là où le design durable vise à minimiser les impacts négatifs d’un projet sur l’environnement, le design régénératif cherche à restaurer, revitaliser et améliorer les écosystèmes et les communautés affectés par le projet. Il s’agit de créer des solutions qui non seulement respectent l’environnement, mais qui contribuent activement à le régénérer.

Ce concept repose sur l’idée que les projets, qu’ils soient architecturaux, urbains ou industriels, ne doivent pas fonctionner de manière isolée. Ils doivent être intégrés dans leur écosystème naturel et social, en tenant compte des interactions entre les êtres humains, la biodiversité, et les ressources locales.

Les principes du design régénératif

Le design régénératif représente une avancée majeure dans la façon dont nous concevons nos projets urbains, architecturaux ou agricoles. En dépassant le simple objectif de neutralité environnementale, il vise à restaurer et enrichir les écosystèmes naturels et humains.

Des projets comme les Grands Voisins, Zone Sensible ou l’écoquartier de la Confluence montrent que cette vision peut non seulement devenir une réalité, mais également transformer nos territoires pour le meilleur.

Les principes du design régénératif :

  1. Rétablir les écosystèmes naturels : Les projets doivent améliorer la biodiversité, restaurer les habitats dégradés et régénérer les sols et les eaux.
  2. Créer des bénéfices sociaux : Les communautés locales doivent être impliquées et bénéficier directement du projet, que ce soit par des emplois, des infrastructures ou des espaces publics de qualité.
  3. Adopter une approche systémique : Le projet doit être conçu comme une partie intégrante d’un réseau plus large, prenant en compte ses impacts à long terme.
  4. Optimiser les ressources locales : Utiliser des matériaux renouvelables ou recyclés et minimiser les besoins énergétiques en privilégiant les énergies renouvelables.

L’après développement durable

Il faut définir ce qu’est le deisgn durable pour comprendre ce qu’est le design régénératif.

Pour répondre à cette question, il est essentiel de commencer par définir ce que nous entendons par design durable. Le concept de design durable vise à développer un site de manière à réduire les impacts négatifs de ce développement sur l’environnement qui l’entoure – en somme, à tendre vers un impact zéro, tant en phase de construction qu’en phase d’exploitation. Cette approche permet de répondre aux besoins de notre génération actuelle sans compromettre davantage la santé de notre environnement naturel pour les générations futures.

Le problème avec cette approche, c’est qu’elle ignore la crise que nous avons déjà créée dans notre environnement naturel. Pour compenser ces dommages existants, il peut être nécessaire d’aller au-delà d’une approche « neutre » ou durable et de viser plutôt un impact positif sur notre environnement.

Le design régénératif : aller au-delà de la durabilité

Le design régénératif a précisément cet objectif. Certaines de ses méthodes présentent des similitudes avec le design durable, mais les ambitions sont plus grandes et s’appuient sur un système plus intégré. L’ambition est de générer des résultats positifs pour l’environnement global, plutôt que de simplement minimiser les impacts négatifs d’un projet. Le design régénératif reconnaît que nous sommes connectés à notre environnement et qu’il est possible de créer des résultats véritablement positifs grâce à une réflexion prospective et à un design bien pensé.

Le design régénératif commence dès le début d’un projet et adopte une approche systémique globale. Il équilibre les besoins de la société et des humains avec ceux du monde naturel. Ces systèmes sont ensuite utilisés pour créer un projet qui régénère son environnement sous différents aspects. Le concept place le projet au cœur de son écosystème, en comprenant qu’il n’existe pas de manière isolée et que ses effets sont largement ressentis.

design regeneratif

Mesurer son impact

L’une des grandes questions que vous pourriez vous poser est la suivante : Comment puis-je mesurer tous les aspects d’un projet pour comprendre l’impact que nous aurons ?

L’approche des Cinq Capitaux est un cadre qui permet aux entreprises de rapporter leurs résultats autrement qu’en termes purement financiers. Cette adaptation est de plus en plus utilisée pour mesurer les résultats des projets de construction régénératifs. La méthode des Cinq Capitaux divise les résultats d’un projet en cinq grandes catégories mesurables :

  1. Capital manufacturé
  2. Capital naturel
  3. Capital social
  4. Capital humain
  5. Capital financier

Ce qui demande d’identifier des KPI pour chaque type de capital.

Par exemple :

  • Pour le capital naturel, cela inclus un indicateur clé de performance (KPI) visant à améliorer le gain net de biodiversité sur le site.
  • Pour le capital humain, vous pourriez développer des métriques pour mesurer la quantité de lumière naturelle que les habitants des logements recevraient chaque jour.

L’idée est de mesurer et de créer un impact positif sur chaque capital dans le cadre de votre projet.


Pour faire simple, Le design régénératif va au-delà du design durable en cherchant non seulement à minimiser les impacts négatifs, mais à régénérer activement les écosystèmes et les communautés environnantes. Grâce à des cadres comme celui des Cinq Capitaux, il devient possible de mesurer et d’optimiser l’impact positif des projets sur tous les aspects essentiels : environnementaux, sociaux, humains et financiers.

Merci au design thinking

Grâce à ses méthodes, ses activités menées à un rythme soutenu, son approche humble mais optimiste (« Et si nous… ? »« Comment pourrions-nous… ? », ) et son abondance de post-its, le design thinking est devenu un instrument incontournable pour rendre le design plus accessible auprès du management et de leurs collaborateurs.

Cette méthode a permis à un grand nombre de personnes de s’impliquer dans les processus de résolution de problèmes, de découvrir le monde du design et de suivre un procédé facilement reproductible pour créer et tester des idées qui marchent.

Même si certaines mauvaises langues lui rapproche de ne pas être si créatif que ça et d’être au designer ce qu’un micro-onde est à un chef étoilé. Il faut quand même bien reconnaître, que pour un manager qui n’a pas que de l’innovation à faire toute la journée, cette approche est pratique car elle va directement au coeur du sujet.

L’humain au coeur, pour de vrai

Ce qui distinguait le design thinking des autres méthodologies, c’était son approche centrée sur l’humain, plaçant les utilisateurs finaux — des gens qui avaient des problèmes dans la vie — au cœur des services et des produits.

Mais voilà, le design thinking a été conçu dans les années 70 pour une époque différente : un temps où de nouveaux produits ou services, souvent issus des pionniers de la technologie, cherchaient à responsabiliser les individus avec l’idée de penser différemment. si vous avez plus de 40 ça doit vous rappeler quelque chose le « Think Different ».

Mais voilou, les défis actuels exigent d’aller au-delà de cette focalisation sur l’individu, pour penser et agir d’une manière qui transcende « l’individu » pour prendre en compte « l’environnement » et les « communautés ». Il est clair que les systèmes sociaux et économiques actuels peinent à soutenir la vie.

Le monde connaît des bouleversements majeurs : la confiance du public dans les gouvernements et les entreprises s’effrite, les crises humanitaires se multiplient, la collaboration diminue et les taux de dépression et de troubles anxieux sont en hausse. Nous devons de toute urgence repenser les systèmes sociaux et économiques qui façonnent nos vies.

Les designers doivent explorer de nouvelles façons de promouvoir et de pérenniser le changement. De même, les leaders d’entreprise doivent adopter des outils et des mentalités qui vont au-delà de la philosophie du « bouger vite et casser des choses » Le mantra startup des annéeS 2010.

Il est temps de favoriser des entreprises régénératrices — des organisations qui ne se contentent pas de maintenir la vie, mais qui contribuent activement à la restaurer. En adoptant une approche axée sur la puissance des communautés, nous pouvons concevoir des systèmes qui rassemblent intentionnellement les individus comme catalyseurs de changements transformateurs.

Penser en termes de communautés

Si le design thinking nous a appris à développer l’empathie (et parfois à privilégier cette empathie plutôt que l’expertise), à bien écouter et à intégrer la pensée créative dans les salles de conseil, son approche centrée sur l’humain (Human-Centered Design, HCD) présente des limites.

Penser au-delà des humains

Le premier point, et le plus évident, est que nous ne pouvons plus nous permettre de concevoir uniquement pour les humains. Pour avoir un impact positif durable, nous devons penser au-delà des termes anthropocentriques et mono-orientés. L’idée est d’inclure la planète, les écosystèmes et les relations interconnectées dans nos processus de design.

Intégrer une pensée systémique

Le HCD n’a pas réussi à pousser ses praticiens à adopter une pensée systémique et à exploiter la puissance des relations pour redéfinir ce qui ne fonctionne pas, que ce soit pour les humains ou pour la planète. Le changement profond nécessite de comprendre les systèmes dans leur globalité et d’agir sur leurs interconnexions.

Passer de la durabilité à la régénération

Bien que le HCD ait permis de concevoir des produits et des services qui répondent à des défis actuels, il n’a pas suffisamment élargi les horizons pour ouvrir la voie à des systèmes régénérateurs. Ces systèmes vont au-delà de la durabilité : ils restaurent et revitalisent les écosystèmes, les communautés et les ressources pour créer un impact durable et positif.

Aujourd’hui, tout ce que nous concevons doit répondre à une question essentielle : comment contribue-t-il à un avenir régénératif ?

Pour construire cet avenir, nous devons prioriser un élément fondamental de la nature : les relations.

Cela implique :

  • Concevoir pour améliorer les relations interpersonnelles.
  • Mettre en place des systèmes qui facilitent la collaboration entre organisations.
  • Construire et renforcer des réseaux relationnels capables de recréer des systèmes plus justes, plus dignes de confiance et plus performants.

Les communautés comme leviers de transformation ?

Les réseaux de collaborateurs, clients, parties prenantes, alliés, ou une combinaison de ces groupes, détiennent un immense pouvoir pour façonner les agendas et atteindre les résultats stratégiques que les organisations visent. Chez ATÖLYE, nous croyons que la véritable transformation se débloquera lorsque les institutions comprendront et exploiteront la puissance de ces communautés potentielles, à l’intérieur et autour d’elles.

Nous appelons cela la transformation alimentée par les communautés (Community-Powered Transformation).

C’est en rassemblant des réseaux diversifiés et interconnectés, et en plaçant les relations au cœur des systèmes, que nous pourrons non seulement répondre aux défis d’aujourd’hui, mais aussi construire un avenir régénératif pour les générations à venir.

Les organisations peinent à construire des équipes diverses, basées sur la confiance et la collaboration, et échouent à intégrer les systèmes, plateformes et équipes nécessaires pour améliorer l’efficacité, optimiser les résultats et multiplier les impacts sociaux, économiques et environnementaux.

Penser en termes de communautés aide à combler ces deux lacunes en priorisant des objectifs communs, la confiance et une collaboration radicale.

Contrairement au design thinking, qui aide principalement les entreprises à concevoir et prototyper des solutions, la transformation alimentée par les communautés s’applique à des situations où l’impact durable et la collaboration profonde sont essentiels. Cette méthode dépasse la résolution de problèmes individuels : elle construit des réseaux résilients de personnes engagées autour de buts partagés, créant ainsi des communautés de projets ou de produits, au lieu d’équipes isolées.

En résumé : faire ensemble, pas faire nouveau

Un exemple concret : la mobilité urbaine durable

Imaginez une municipalité cherchant à développer des solutions de mobilité urbaine durable. Traditionnellement, les départements travaillent séparément, ce qui mène souvent à des solutions isolées, sans vision commune. Avec la transformation alimentée par les communautés, la dynamique change : on rassemble une communauté diversifiée incluant des décideurs politiques, des entreprises locales, des experts environnementaux et des habitants. Ensemble, ils co-créent des pratiques durables, partagent des ressources et s’engagent à long terme.

Ceci ne se limite pas à des initiatives ponctuelles, mais se traduit par la formation de communautés continues, animées par un objectif commun et une collaboration renforcée. Un exemple inspirant est l’expérience StreetMoves à Stockholm, qui réunit ArkDes (Centre suédois pour l’architecture et le design), Vinnova (agence d’innovation de Suède), des studios de design et les habitants des quartiers. Ensemble, ils ont co-conçu et testé le concept de “ville à une minute”, contribuant ainsi à atteindre les objectifs suédois de neutralité carbone.

De “quoi” et “comment” à “qui” et “pourquoi”

Le design thinking se concentre souvent sur le quoi (les solutions) et le comment (les processus pour y arriver). En revanche, la transformation alimentée par les communautés met l’accent sur le qui (les parties prenantes) et le pourquoi (les motivations partagées). C’est une approche fondée sur un état d’esprit et une méthodologie destinés aux organisations, designers et leaders qui souhaitent provoquer un changement collectif et durable face à des défis communs.

Un catalyseur de changement

La transformation alimentée par les communautés peut démarrer avec n’importe quelle unité ou fonction au sein d’une organisation. Ce n’est pas une solution clé en main, mais une philosophie évolutive guidée par quatre moteurs principaux qui catalysent le changement (à développer dans la suite).

Pour avancer vers un avenir durable et équitable, il ne suffit plus de concevoir des solutions isolées. Il faut bâtir des réseaux vivants et collaboratifs capables de maintenir un impact à long terme. Alors, comment votre organisation peut-elle s’inspirer de cette approche pour renforcer son impact collectif ?

Les 4 moteurs de la transformation alimentée par les communautés

Pour que les organisations puissent s’adapter aux défis complexes du monde actuel, elles doivent aller au-delà des modèles traditionnels. Voici quatre moteurs essentiels de la transformation alimentée par les communautés, chacun offrant des solutions concrètes pour renforcer l’innovation, la durabilité, et l’engagement.

1. Innovation de produits et services alimentée par les communautés

Ce moteur dépasse l’innovation ouverte classique en plaçant les organisations au centre d’un réseau de collaborateurs (utilisateurs, parties prenantes, etc.) qui co-créent sur un pied d’égalité. Au lieu du modèle en entonnoir de l’innovation ouverte, cette approche favorise une structure en réseau où chaque acteur peut collaborer et contribuer directement au processus d’innovation.

  • Exemple concret : LEGO
    LEGO a révolutionné son innovation en invitant sa communauté de fans à proposer, concevoir et développer de nouveaux produits. Grâce à des plateformes comme LEGO Ideas, les utilisateurs soumettent leurs créations, et celles-ci peuvent être transformées en produits officiels. Résultat : une gamme enrichie par des idées venant directement des utilisateurs finaux, et des produits qui trouvent un écho profond auprès de la communauté.

2. Marque et marketing alimentés par les communautés

Avec l’essor des réseaux sociaux, chaque individu, et ses micro-communautés, dispose désormais d’un outil d’influence. La fidélité à une marque repose de plus en plus sur des valeurs partagées et un sentiment d’appartenance. Le marketing alimenté par les communautés crée des connexions authentiques, permettant aux marques de croître grâce à une influence organique issue de leurs communautés.

  • Exemple concret : Nike Run Club
    Nike a établi une communauté de coureurs qui se connectent autour d’objectifs de fitness et d’expériences partagées. Ce n’est pas seulement une question de vendre des vêtements de sport : Nike s’est positionné comme un partenaire essentiel dans la vie de ses clients, favorisant un sentiment de communauté et de motivation collective. En cultivant ces relations, Nike renforce la fidélité de ses clients tout en amplifiant sa portée grâce à un marketing basé sur des valeurs partagées.

3. Agendas ESG et d’impact alimentés par les communautés

Face aux crises climatiques et humanitaires, les entreprises doivent désormais aller au-delà de la simple création de valeur pour les actionnaires et se concentrer sur une valeur partagée avec toutes les parties prenantes. Ce moteur encourage une collaboration étroite entre les organisations et les communautés pour aborder ensemble les défis sociétaux.

  • Exemple concret : Patagonia
    Patagonia illustre parfaitement cette approche en impliquant ses clients dans ses initiatives environnementales, qu’il s’agisse de réparer des produits ou de participer à des actions militantes. Les clients ne sont pas de simples consommateurs, mais des partenaires actifs dans les objectifs de durabilité de la marque. En 2022, Patagonia a même franchi un cap historique en cédant 98 % de ses actions à une ONG environnementale. Comme l’a déclaré Yvon Chouinard, le fondateur de Patagonia : « Au lieu de devenir publique, nous devenons utile. »

4. Talents et ressources humaines alimentés par les communautés

Alors que le monde du travail évolue avec le télétravail et l’économie des plateformes, les stratégies de gestion des talents doivent s’orienter vers l’inclusivité, la flexibilité et l’apprentissage continu. Oui, nous arrivons au management régénératif ! Ce moteur vise à responsabiliser les collaborateurs en favorisant l’équité, la justice, et le développement des compétences au sein de la culture d’entreprise.

  • Exemple concret : Salesforce et le concept Ohana
    Salesforce s’inspire du concept hawaïen d’Ohana, qui repose sur la responsabilité mutuelle entre les membres d’une famille élargie. Cette philosophie se traduit par une culture d’entreprise axée sur la confiance, l’équité, et le bien-être des collaborateurs. Les salariés participent activement à la co-construction de la culture d’entreprise, ce qui les rend plus investis dans la mission de l’organisation.

Ces quatre moteurs — innovationmarketingdurabilité, et talent — montrent comment une approche centrée sur les communautés peut transformer les organisations en profondeur. Ces exemples concrets, de LEGO à Patagonia, démontrent que le pouvoir des communautés dépasse la simple addition d’individus.

Et vous ? Comment votre organisation peut-elle intégrer ces leviers pour favoriser un impact durable et collaboratif ? Il est temps de réfléchir non pas seulement en termes de solutions, mais en termes de réseaux humains et de relations interconnectées. C’est là que réside la véritable transformation.

Changer pour mieux faire : priorité aux relations et à la solidarité

Au final, une chose est claire : les entreprises doivent faire mieux. Et elles ne peuvent réussir cette transformation sans mettre au premier plan les relations, l’action collective et la solidarité. Ces éléments sont essentiels pour bâtir des systèmes véritablement régénératifs qui restaurent les écosystèmes sociaux, économiques et environnementaux.

Alors, comment commencer ? 

En pensant en termes de communautés, et en tissant des liens autour des défis les plus pressants auxquels nous faisons face. Ces communautés ne sont pas seulement des solutions temporaires, mais des catalyseurs d’opportunités extraordinaires pour transformer nos entreprises et notre monde.

C’est en nous appuyant sur la puissance des relations et des objectifs partagés que nous pourrons ouvrir la voie à un avenir durable, inclusif et prospère pour tous. 

Et vous, comment pouvez-vous intégrer cette approche dans votre organisation ?

Comment puis-je vous aider à intégrer le design régénératif dans votre organisation ?

Si vous vous interrogez sur le potentiel du design régénératif et son impact sur votre organisation, c’est que vous sentez que les approches classiques comme le design thinking atteignent leurs limites. Vous cherchez une façon plus efficace de naviguer dans un monde complexe et incertain. La bonne nouvelle ? Vous n’êtes pas seul, et il existe des solutions adaptées à votre réalité.

C’est précisément ce que je propose.

1. Des formations et ateliers immersifs sur le design régénératif

  • Comprendre les principes fondamentaux du design régénératif et comment il dépasse la simple durabilité.
  • Expérimenter des outils et des méthodes pour intégrer une approche systémique et collaborative à vos projets.
  • Explorer les cadres comme celui des Cinq Capitaux pour mesurer l’impact environnemental et social de vos actions.

2. Un accompagnement sur mesure pour dirigeants et équipes

  • Identifier les leviers stratégiques pour intégrer une approche régénérative à votre organisation.
  • Concevoir des projets innovants qui régénèrent les écosystèmes et les communautés tout en étant économiquement viables.
  • Développer une nouvelle vision du leadership qui privilégie la collaboration et la résilience.

3. Création d’écosystèmes de transformation

  • Construire des communautés engagées autour d’objectifs régénératifs.
  • Relier les parties prenantes de votre secteur pour co-créer des solutions durables.
  • Mettre en place des structures collaboratives qui amplifient l’impact positif à long terme.

Vous voulez passer à l’action ?

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou un leader cherchant à évoluer vers un modèle plus durable et innovant, je vous propose des solutions adaptées à vos besoins.

📩 Contactez-moi pour explorer comment nous pouvons collaborer et intégrer le design régénératif dans vos stratégies d’innovation et de transformation.

Il est temps de dépasser le design thinking et d’adopter une approche qui régénère réellement notre monde.

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