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Chasseur de tendances en PME

Devenir chasseur de tendances suppose une chose simple à énoncer et difficile à tenir : regarder ailleurs que là où votre marché vous demande de regarder. L’exercice a longtemps appartenu aux instituts de sondage et aux directions de la prospective des grands groupes. Il est descendu dans les PME, sans que les moyens suivent.

Les entreprises de taille intermédiaire disposent pourtant de deux avantages que les géants n’auront jamais : l’agilité de décision et la proximité directe avec le client. Ces deux atouts compensent largement l’absence de budget de recherche, à condition d’organiser la détection au lieu de l’espérer.

Je vous propose ici la partie organisationnelle du sujet. Qui observe, à quel rythme, avec quel mandat et selon quelle répartition entre l’interne et l’externe. Les méthodes de classement des signaux vivent dans mes pages dédiées, notamment celle sur la façon de classer les tendances.

Le cliché La réalité Le déplacement
Un métier réservé aux grands groupesLe rôle de chasseur de tendances passe pour un luxe de direction de la prospective, accessible aux seules entreprises disposant d’un budget de recherche conséquent et d’une équipe dédiée à la veille. Un problème de temps, pas de budgetLes dirigeants de PME savent que la détection compte et manquent de créneaux pour la pratiquer. La difficulté porte sur le rythme et le mandat, rarement sur l’accès à l’information, devenue abondante et gratuite. Une responsabilité nommée plutôt qu’une fonction crééeL’attribution explicite d’une tendance à une équipe, avec obligation de suivi et de restitution, produit davantage qu’un poste de veilleur isolé. La curatelle organisée transforme la curiosité individuelle en actif collectif.

Pourquoi la chasse aux tendances est devenue l’affaire des PME

L’identification des tendances a quitté le domaine réservé des instituts spécialisés pour devenir une pratique interne, au même titre que la démarche qualité en son temps. La chasse aux tendances est devenue elle-même une tendance, ce qui prête à sourire sans rien enlever à son utilité.

Repérer les mouvements de fond n’a rien de neuf en soi. La mode et l’automobile annoncent depuis des décennies la couleur de la saison prochaine, ou vous font croire qu’elles la prédisent. Ce qui change tient à l’adoption de ces pratiques par des entreprises dont ce n’est pas le métier.

Cinq raisons à cette bascule

Plusieurs explications se cumulent pour rendre compte du moment. Aucune ne suffit seule, leur convergence explique pourquoi le sujet arrive maintenant sur les tables de direction des entreprises de taille moyenne.

  • L’offre de spécialistes des tendances, qu’elles soient commerciales, managériales, technologiques ou liées aux modes de vie, est devenue pléthorique.
  • La confiance dans les méthodologies d’étude classiques par questionnaire a reculé au profit d’approches par l’observation, comme le design thinking.
  • L’accélération du changement inquiète, et l’inquiétude pousse à chercher des repères.
  • Le besoin de sécurité et de certitude monte à mesure que l’environnement produit de l’incertitude.
  • Le traitement massif des données promet une capacité de prédiction que les dirigeants veulent à leur tour exploiter.

Le point commun de ces raisons tient en une crainte partagée. Peu d’entreprises acceptent aujourd’hui l’idée de subir un changement radical et de se retrouver avec des entrepôts pleins de machines à écrire.

Ce que les grands groupes ont institutionnalisé

Certaines organisations ont fait de la prospective un pilier de leur développement depuis quarante ans. Shell construit des scénarios énergétiques qui dépassent largement la vente d’hydrocarbures pour proposer des récits d’avenir possibles. Ford travaille la mobilité comme un objet de recherche autant que comme un produit.

scenario planning et chasseur de tendances en PME
Scenario planning de Shell

Des acteurs comme Danone, Lego, L’Oréal ou Virgin intègrent l’analyse des tendances dans leur processus d’innovation avec un sérieux industriel. Leurs ressources leur permettent d’investir simultanément dans la recherche, le développement et la veille, ce qui leur donne une longueur d’avance sur les besoins émergents.

Le coût d’une tendance manquée se mesure pourtant à retardement. Dans une enquête de référence conduite par Bpifrance auprès des dirigeants de PME et ETI, un dirigeant sur deux estimait que l’impact du numérique ne serait pas majeur à cinq ans. La suite a tranché la question à leur place.

L’avantage propre des entreprises de taille moyenne

La proximité avec le client constitue une source de signaux que les grands groupes achètent très cher sous forme d’études. Un dirigeant de PME rencontre ses clients, entend leurs objections et observe leurs usages sans passer par un panel. Cette matière première coûte zéro euro et reste largement inexploitée.

Le frein se situe ailleurs. Selon la même enquête, 43 % des PME et ETI n’analysent pas leurs données pour piloter leur activité, ce qui prive l’entreprise du premier étage de la détection. Observer sans structurer l’observation revient à collectionner des impressions.

Comprendre une tendance ressemble à monter dans un train en marche. Le train est déjà parti, donc vous êtes en retard, et rien ne vous empêche une fois à bord de remonter vers la tête pour descendre en premier au prochain arrêt.

Internaliser ou externaliser la détection des tendances

La réponse dépend entièrement de ce que vous cherchez à obtenir. L’ajustement continu de votre offre et la remise en cause de votre modèle ne réclament ni les mêmes compétences, ni le même degré d’implication de celui qui observe.

L’innovation incrémentale se traite en interne

Si votre objectif consiste à garder une offre adaptée à votre marché en matière de prix, de format ou de coloris, vous n’avez besoin de personne d’extérieur. Vos équipes connaissent le terrain mieux que n’importe quel consultant, et la spécialisation accumulée leur donne une capacité de lecture fine des évolutions proches.

Cette autonomie a une limite précise. L’expérience qui rend excellent sur l’ajustement rend aveugle sur la rupture, puisqu’elle enseigne à prolonger ce qui existe plutôt qu’à imaginer ce qui le remplacera.

La rupture demande un regard non impliqué

Chercher une révolution plutôt qu’une évolution suppose un coup de main extérieur. Idéalement de quelqu’un qui connaît vos enjeux sans connaître votre entreprise, et de préférence sans connaître votre secteur du tout.

Par expérience, il est beaucoup plus facile de garder l’esprit clair quand on n’a pas d’intérêt personnel dans la réussite du projet. L’absence d’enjeu de carrière permet de formuler l’hypothèse désagréable que personne en interne ne portera, parce que la crainte cesse d’être un obstacle.

La pollinisation croisée entre secteurs repose exactement sur ce principe. Les idées les plus fécondes viennent rarement de votre marché, elles viennent d’un marché voisin qui a résolu avant vous un problème comparable.

Comment repérer les signaux faibles sans budget de recherche

Un signal faible est un indice discret qui annonce un changement avant qu’il ne devienne visible pour tous. Le repérer donne une fenêtre d’avance pour innover en premier et répondre à un besoin encore non formulé par le marché.

Cette capacité s’entretient par des réflexes simples, pratiqués régulièrement, plutôt que par un dispositif lourd installé une fois pour toutes.

Observer plutôt que demander

Le bon sens et la conversation directe avec vos clients suffisent à faire remonter beaucoup de matière. Quatre questions ouvrent la plupart des portes, à condition de les poser sans chercher à confirmer ce que vous croyez déjà savoir.

  • Quel usage font-ils réellement de votre produit ou de votre service.
  • Quel problème ont-ils résolu grâce à votre offre, formulé avec leurs mots.
  • Pourquoi n’ont-ils pas retenu l’offre de vos concurrents.
  • Accepteraient-ils d’être observés pendant qu’ils utilisent votre produit, comme le ferait un anthropologue.

La dernière question porte la plus grande valeur. Il vaut souvent mieux observer que demander, puisque les usages détournés se voient et ne se racontent pas. C’est le fondement du design thinking, et c’est aussi la méthode la moins coûteuse à votre disposition.

Douze réflexes du chasseur de tendances

Repérer une évolution avant sa généralisation relève de l’entraînement plus que du talent. Les réflexes suivants se pratiquent seul ou en équipe, sans budget, et produisent des résultats à condition d’être tenus dans la durée.

  1. Cultivez votre curiosité sur des sujets sans lien direct avec votre activité.
  2. Demandez-vous cinq fois de suite pourquoi un événement précis arrive à votre entreprise.
  3. Cherchez les récurrences, ces découvertes, crises ou usages qui semblent revenir par cycles.
  4. Reliez les technologies nouvelles aux comportements nouveaux qu’elles rendent possibles.
  5. Nommez des responsables tendances par domaine.
  6. Consultez régulièrement des experts extérieurs pour confronter votre lecture.
  7. Rencontrez vos homologues occupant le même poste dans d’autres entreprises.
  8. Observez de près ce que les jeunes entreprises de votre secteur proposent à vos clients et à vos non-clients.
  9. Cherchez systématiquement l’anti-tendance qui accompagne toute tendance, comme les objets connectés et le steampunk, ou le hamburger et le bio.
  10. Repérez les collisions entre plusieurs tendances, qui forment ce que l’on nomme les mégatendances.
  11. Distinguez la tendance de la mode, dont la durée de vie et les effets n’ont rien de comparable.
  12. Méfiez-vous de l’extrapolation linéaire, qui présente une tendance comme la suite logique d’un produit existant. Si c’était le cas, nos rasoirs auraient quinze lames.
brandstorming pour trouver votre identité de marque
Brand storming, à voir dans les outils que je propose.

Le Trendstorming, méthode que j’ai développée

J’appelle Trendstorming la méthode collective de chasse aux tendances que j’ai conçue et que j’anime en atelier. Elle repose sur un jeu de cartes qui met une équipe en situation de repérer, de confronter et de trier des tendances, y compris celles qui ne relèvent pas de son domaine d’expertise.

Le principe consiste à traiter les tendances existantes comme des briques assemblables. Les combiner produit des offres que la seule analyse sectorielle ne fait jamais émerger, parce qu’elle reste enfermée dans les catégories du marché observé.

La méthode se prolonge par un classement des tendances retenues selon les cinq niveaux de tendance, qui permet de séparer ce qui mérite une action immédiate de ce qui relève de la simple surveillance. Le détail de l’outil figure sur la page Trendstorming.

Retour terrain

Six groupes projet et une tendance chacun, chez Ores

Le gestionnaire de réseaux belge Ores m’a confié l’animation d’une série d’ateliers pour les six groupes projet de son programme Vision, répartis entre les produits et services, le réseau gaz, le réseau électricité et la culture organisationnelle. La demande dépassait la sensibilisation. Il fallait que chaque groupe reparte avec une lecture claire des tendances qui allaient façonner son secteur à cinq ans, et de quoi en faire quelque chose.

Le déroulé a suivi quatre temps : découvrir les tendances avec le jeu de cartes Trendstorming, envisager des scénarios plausibles d’évolution, sélectionner les plus urgentes selon les cinq niveaux de tendance, puis proposer des plans d’action intégrables dans les pratiques existantes. Le résultat le plus intéressant est arrivé à la fin, sans que personne l’ait programmé. Chaque groupe s’est attribué par consensus la responsabilité d’une tendance, avec deux obligations, rester à jour sur son évolution et informer le reste de l’organisation.

La curatelle vaut mieux que la veille. Une tendance confiée nommément à un groupe qui doit en rendre compte survit, une tendance surveillée par tout le monde disparaît en trois semaines. C’est le mécanisme que je recommande désormais systématiquement en PME, parce qu’il ne coûte rien d’autre qu’une décision.

Organiser la fonction en interne sans créer de poste

La détection des tendances se structure par attribution de responsabilités plutôt que par création d’un service. Cette approche convient aux organisations qui ne peuvent pas dédier une personne à temps plein, tout en produisant une régularité que la bonne volonté individuelle n’atteint jamais.

Nommer des responsables tendances

Un responsable tendances est un collaborateur chargé de suivre un domaine précis en plus de son poste, avec obligation de restituer. Le mandat doit rester étroit, une tendance ou un champ, et le temps consacré doit être reconnu explicitement, faute de quoi l’exercice cède devant l’urgence opérationnelle.

La restitution compte autant que la collecte. Un point court en comité, un message interne mensuel ou une note de deux pages suffisent, dès lors que le rendez-vous existe et se tient.

Cinq pratiques à installer

Les pratiques suivantes se mettent en place progressivement, sans équipe dédiée et sans investissement lourd. Elles transforment une intention en routine, ce qui constitue la difficulté réelle du sujet.

  1. Instaurer une routine de veille, avec des créneaux réguliers consacrés à scruter les évolutions du marché, les innovations techniques et les changements de comportement. Chez Technoraid, une petite équipe portait cette curiosité organisée, ce qui nous a permis de concevoir notre véhicule en six mois. Nous savions déjà quoi faire avant même de lancer le projet.
  2. Créer des partenariats avec des universités, des centres de recherche ou des consultants indépendants, dont le regard extérieur aide à interpréter correctement les signaux repérés.
  3. Encourager la contribution de tous les collaborateurs, par des ateliers de co-création ou des sessions collectives, puisque les observations les plus utiles remontent souvent des postes en contact direct avec le client.
  4. Tester rapidement les idées en version prototype, pour évaluer leur potentiel avant d’engager des moyens.
  5. Former les équipes à la curiosité autant qu’au changement, en commençant par découvrir votre profil de curiosité.

Voir le dispositif complet en situation

Vous voulez savoir comment se déroule concrètement un cycle d’ateliers tendances ? Parcourez le détail de la démarche menée avec six groupes projet dans mon étude de cas sur la création de groupes tendances.

Quel dispositif de veille choisir selon votre situation

Trois configurations existent et servent des objectifs distincts. Le choix se décide sur l’ambition poursuivie et sur la maturité de vos équipes, jamais sur le budget disponible, qui ne fait que déterminer le rythme de mise en place.

Trois dispositifs comparés

Chaque configuration résout un problème et laisse les autres ouverts. Les comparer sur des critères explicites évite d’acheter une prestation de prospective quand une routine interne suffirait, ou l’inverse.

CritèreVeille interneAccompagnement extérieurDispositif mixte
Objectif serviAjustement continu de l’offreRemise en cause du modèleDétection continue et ruptures ponctuelles
Ressource nécessaireCréneaux réguliers et responsables nommésBudget d’intervention et disponibilité des équipesLes deux, échelonnés dans l’année
Force principaleConnaissance fine du terrain et du clientAbsence d’intérêt personnel dans le résultatAncrage interne et angle mort couvert
LimiteAveuglement sur ce qui sort du secteurEffet ponctuel sans relais interneCoordination à tenir dans la durée
À éviter quandLe modèle économique lui-même est menacéPersonne en interne ne portera la suiteL’organisation ne tient pas déjà ses rendez-vous internes

Les signaux qui doivent déclencher l’investissement

Quelques indices signalent qu’une routine interne ne suffit plus. Ils portent tous sur des faits observables dans votre activité, pas sur une impression générale d’accélération du monde.

  • Vos clients vous demandent des usages que votre offre n’avait pas prévus.
  • De nouveaux entrants venus d’un autre secteur adressent vos non-clients avec une proposition différente.
  • Vos réponses concurrentielles se limitent depuis deux ans à des ajustements de prix ou de format.
  • Vos équipes rapportent des observations que personne ne traite faute de destinataire identifié.
  • Vos décisions stratégiques s’appuient sur des données de marché plus anciennes que votre dernier exercice.

Trois signaux réunis justifient un regard extérieur. Suivre les mauvaises tendances coûte du temps et de l’argent, ne rien suivre du tout coûte le marché.

Comment je peux vous aider à maîtriser ce sujet

Mon travail consiste à installer la capacité de détection dans vos équipes plutôt qu’à vous livrer une étude de tendances. La différence porte sur ce qui reste après mon départ, et c’est le seul critère qui compte pour une entreprise sans direction de la prospective.

Des ateliers qui produisent des décisions

J’anime des cycles d’ateliers Trendstorming avec vos équipes projet, du repérage jusqu’aux plans d’action. Le format convient aussi bien à un comité de direction qu’à des groupes de travail répartis par domaine, et se prolonge par l’attribution de responsabilités de suivi.

Ces séances font émerger des idées venues de secteurs voisins, ce qui constitue l’apport principal d’un regard extérieur. Elles alimentent directement le travail sur votre identité et votre offre, notamment via l’outil Brand storming.

Installer une culture qui rend la détection possible

Repérer une tendance ne sert à rien dans une organisation qui punit l’erreur. Le travail sur la culture de l’innovation conditionne la valeur de tout dispositif de veille, puisqu’il détermine ce que vos équipes osent remonter.

Conférences, ateliers et masterclass se combinent selon la maturité de vos équipes. Si vous préparez un séminaire stratégique, un comité de direction ou un cycle de travail sur votre offre, je suis disponible pour construire la séquence avec vous.

Conclusion : créer les tendances plutôt que les suivre

La prospective passe pour un luxe de grand groupe. Elle constitue en réalité un investissement de survie, et les entreprises de taille moyenne disposent des atouts nécessaires pour la pratiquer à leur échelle.

Le bénéfice ne se limite pas à l’anticipation. En jouant avec les tendances existantes comme avec des briques, vous multipliez vos chances de créer des offres originales, vous habituez vos équipes à raisonner par hypothèses, vous développez le courage d’avoir tort et vous déplacez votre culture d’entreprise vers l’innovation.

Devenir chasseur de tendances ne consiste pas à suivre le rythme du marché. Cela consiste à choisir une tendance, à la confier à quelqu’un et à en rendre compte, jusqu’à ce que votre entreprise soit celle qui donne le rythme aux autres.

Questions fréquentes sur la détection des tendances en PME

Quelle différence entre une tendance et une mode ?

Une mode est un phénomène court qui touche l’apparence d’un produit et disparaît sans laisser de trace. Une tendance modifie durablement un comportement ou un usage, et survit aux produits qui l’ont portée. Confondre les deux conduit à investir sur un cycle qui sera terminé avant votre mise sur le marché.

Faut-il recruter un veilleur dans une PME ?

Rarement au début. L’attribution d’une responsabilité de suivi à des collaborateurs existants, avec un mandat étroit et une restitution régulière, produit davantage qu’un poste isolé. Le recrutement se justifie quand le volume d’informations à traiter dépasse la capacité de ces contributeurs à temps partiel.

Comment savoir si une tendance concerne vraiment mon secteur ?

Cherchez ses effets sur les comportements de vos clients plutôt que sur les produits de vos concurrents. Une tendance pertinente change ce que vos clients attendent, pas seulement ce que le marché propose. Le classement par niveaux permet ensuite de trancher entre action immédiate et simple surveillance.

Combien de temps consacrer à la veille chaque mois ?

Une demi-journée mensuelle par responsable tendances suffit pour maintenir un suivi utile, à condition qu’elle soit inscrite au planning et reconnue comme du travail. La régularité compte davantage que le volume, puisqu’une veille intensive puis abandonnée ne produit aucun effet cumulatif.

Une tendance identifiée n’est-elle pas déjà dépassée ?

Partiellement, puisqu’une tendance visible a commencé avant votre détection. L’avance ne se joue pas sur le repérage mais sur la vitesse d’intégration dans votre offre. Beaucoup d’entreprises identifient les mêmes signaux, très peu en tirent une décision dans les mois qui suivent.

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